13 février 2014

LE JEUNE ESTANCELIN PAR GILL

 LE JEUNE ESTANCELIN

Député de la Seine-Inférieur

par Gill

001

L'ECLIPSE 17 Juillet 1869.

____

ESTANCELIN LE REVENANT__

Le jeune Estancelin est fini, aboli, abrogé. I n'y en a plus, comme on dit au restaurant. On a servi le dernier en 1849.

Maintenant,  ô délices! C'est d'Estancelin, le revenant, que nous jouissons sans relâche.

M. Estancelin est un revenant. Le mot est historique depuis quinze jours.

M. Estancelin est un revenant, parcequ'il fallait bien nous mettre au goût du jour. Or, le spectre est a la mode à présent.

C'est à se croire chez Robin.

On nous en fait voir de toutes les couleurs. Un véritable spectre solaire ! Le mariage lui-même, cette base (de caoutchouc) de la société, est devenu, pour le célibat irréconciliable, un horrible épouvantail, sous le nom de spectre jaune.

Monsieur Estancelin, de retour à la Chambre, a saisi la balle au bond, et, comme le père d'Hamlet, quand on lui a demandé sa profession, il a répondu: revenant.

Les revenants et les spectres sont frères.

Donc, le jeune Estancelin, l'interrupteur égayant d'autrefois, est un revenant grave en 1869.

Le jeune Estancelin est mort, vive Estancelin le revenant ! Soit. Mais je demande à l'interpeller.

"Revenant, qu'as tu fait de ton fidèle ami des jours passés? Qu'as-tu fait de ce fameux animal engraissé par tes mains, et qui fut jadis honoré de primes séduisantes? Saint-Antoine de la plantureuse Neustrie, qu'as tu fait de ton cochon ?"

Le sort de ce porc célèbre m'intéresse. Hélas! je crains de trop bien deviner le triste dénouement de cette histoire. Tout cela, célébrité, soins, honneurs, tout cela a dû finir en aune de boudin !

Ingrate humanité !

Si M. Estancelin a perdu son "jeune élève," il faut avouer, à la face du ciel et de la terre, que ses admirables cheveux, plus blonds que le lin, ne l'ont pas quitté. Bons cheveux!

Non ! ils sont toujours, épais et longs, à la place que le Créateur leur assigna sur le crâne du législateur normand ! Le rouleau onduleux que la main de la Nature leur a donné, encadre toujours la face pleine de santé du député des pommes.

Estancelin-le-revenant n'a pas que les cheveux de Samson; il en a la force.

Sa carrure athlétique, sa solidité, ses larges épaules, humilient les rocs depuis vingt-ans.

J'ai fait tout à l'heure une petite réclame à Samson. Je ne la retire pas. Mais j'ajouterai qu'on peut trouver aussi plus d'un rapport entre Antée, le géant, et Estancelin-le-Revenant.

Tous deux, ces fils de la terre, ils ont trouvé dans un contact incessant avec leur auguste nourrice, une vitalité inextinguible, et cette vigueur que les Turcs seraient bien aises de posséder autrement qu'en proverbe.

Estancelin-le-revenant est donc, à quarante-six ans, un rude monsieur, taillé dans le bloc, et qui, de loin, quand onne le connaît pas, semble toujours prêt à tomber quelqu'un ou quelque chose.

Qu'on se rassure. M.Estancelin ne se sert jamais de son ultima radio. Chez lui les armes - (naturelles) - le cèdent à la toge, comme dit le proverbe latin.

Estancelin-le-revenant sait parler. Vous le savez mieux que moi.

En l'absence du regretté Glais-Bizoin, il excelle dans l'art d'interrompre. Dans le gravier des lentes discussions il sème les paillettes d'or de l'esprit français.

Par ces temps chauds, cela réveille et ranime.

Signe particulier: Estancelin-le-revenant, a fait subir une légère transformation à son linceul. Il a fait tailler dans la blanche étoffe de beaux pantalons, qu'il arbore à la Chambre avec bonheur !

Parfois, il plonge dans les poches de ce vêtement ses mains puissantes, et, debout, la moustache raide, il promène sur l'assemblée, dont les couteaux de bois font un infernal vacarme, un regard tranquille, mais railleur.

Les cris et les demandes de clôture glissent sur lui sans l'affecter.

L'ancien chef de bataillon de la garde nationale n'est-il pas d'ailleurs un revenant ? Que peuvent sur lui les bruits vains de la terre, condensée au Corps législatif ? Rien.

LE COUSIN JACQUES.

Note biographique, puisée au sein du volumineux Vapereau: Le 25 février 1848, M. Estancelin offrit un asile à la duchesse de Montpensier. Il l'aida ensuite à sortir de France.

L.C.J.

Posté par DUCAPHIL à 13:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


29 août 2009

SOUVENIRS D'ENFANCE

SOUVENIRS D'ENFANCE

Moi le Baromesnilois, passionné par l'histoire de mon village et ses habitants, je découvre une petite partie de l'histoire des Ducs d'ORLEANS, grace au Général ESTANCELIN un grand monarchiste et ami fidèle de la famille d'ORLEANS.

img819

(collection: DUCAPHIL)

Quand nous habitions au 33 Route du Tréport devant nos yeux, nous avions la vision d'un énorme mur en brique, qui longeait le parc du chateau d'Eu la route du Tréport et la Place du Vert-Bocage.

img821

(collection: DUCAPHIL)

Sur la gauche la maison du cordonnier Monsieur ?? ?? et la maison de la famille CHAMPION.

Et quand vers les années 60/70 le chateau deviendra la propriété de la ville d'Eu, le mur fut abattu et j'avais une vue imprenable sur le parc, mais à l'époque j'entendais parler que le chateau appartenais à une branche de la famille d'ORLEANS au Brésil.

img822

(collection: DUCAPHIL)

Et je viens de découvrir dans la revue LES AMYS du VIEIL EU-bulletin-1996, que m'a prêté Madame Marie-Paule DEVILLEPOIX, le récit passionnant de Gaston d'ORLEANS, et l'appartenance du chateau d'Eu au Brésil.

GASTON D'ORLEANS

35e COMTE D'EU

img858

(collection: DUCAPHIL)

Gaston d'Orleans, petit-fils du roi Louis-Philippe et fils ainé de Louis, duc de Nemours et de Victoire de Saxe-Cobourg et Gotha, fut le 35e Comte d'Eu. C'était le père de dom Pédro d'Alcantara et le grand-père de Madame, Comtesse de Paris. Il naquît au château de Neuilly sur Seine le 28 avril 1842.

img829

(collection: DUCAPHIL)

Portrait du Roi Louis-Philippe Ier exilé en Angleterre au château de CLAREMONT (1850)

Il n'avait pas encore 10 ans, lorsque la révolution de 1848 contraignit le roi Louis-Philippe et sa famille à quitter la France et à prendre résidence au château de Claremont, en Angleterre.

img860

(collection: DUCAPHIL)

L'éducation du Comte d'Eu commencée aux tuileries fut poursuivie Outre-Manche, sous la direction de Jules Gauthier. Ses études eurent pour base les programmes de l'Université de France et les compositions du Lycée Louis le Grand.

Il commença ses études scientifiques sous la direction de Banderali, ancien élève de l'école Polytechnique.Nommé Comte d'Eu par son grand-père, le roi Louis-Philippe et désireux de s'initier au métier des armes, il en trouva l'occasion lorsque la guerre entre l'Espagne et le Maroc éclata à la fin  de l'année 1869.

Par l'intermédiaire du duc de Montpensier, son Oncle, il demanda à la reine Isabelle de prendre part à cette guerre et il fut ainsi nommé sous-Lieutenant au régiment des hussards de la princesse et attaché à l'Etat-Major du Maréchal O'Donnell, Commandant en Chef de l'Armée Expéditionnaire.

Dés son arrivée en Afrique, il rejoignit l'armée en marche sur Tetuan et prit part au combat contre les Maures qui avaient attaqué une redoute espagnole. Un peu plus tard, le 11mars, l'armée espagnole poursuivant ses opérations entra en lutte avec de nouvelles forces marocaines à Samsa et afin de terminer l'affaire avant la nuit aprés six heures de combat, les Lieutenant-Colonels de Solis, de Magelis et le Comte d'Eu se mirent à la tête du Régiment de Navarre et enlevèrent cette position à la baîonnette.

Un des officiers qui prit part à cette attaque, écrivait que le Comte d'Eu servait particulièrement de cible, portant pelisse et képi blanc et monté sur un cheval blanc, le tout éclairé par le soleil couchant, brillait comme un point lumineux.

Il s'était déjà distingué aux combats du 31 janvier à Guad-el-Gelu où il arriva l'un des premiers avec le Quartier Général du Maréchal O'Donnell, sur les hauteurs de Sierra Berméja que l'ennemi défendait avec acharnement.

De retour en Espagne, il préféra l'étude au service relativement facile d'un régiment de cavalerie en temps de paix. Il demanda et obtint d'être admis à l'école d'Artillerie de Ségovie destinée à former des officiers à cette arme plus scientifique. Bien que déjà  Lieutenant de cavalerie et décoré, il y entra comme élève et en subit les examens de la base au sommet et devint successivement Sous-Lieutenant, puis Lieutenant d'artillerie, grade qui lui fut conféré en 1863.

Après cela, sur l'invitation de l'empereur du Brésil, le jeune Comte d'Eu alla faire un voyage dans ce pays et épousa à Rio de Janeiro, la princesse Isabelle, fille ainée de l'empereur  don Pédro II. Avant d'entreprendre un voyage  en Europe, il vint présenter sa femme à sa grand-mère, la reine MarieAmélie qui résidait alors en exil en Angleterre, au château de Claremont.

Pendant ce voyage, éclata la guerre entre le Paraguay et le Brésil déclenchée sans aucun motif, et sans aucune déclaration de guerre. L'Empereur don Pédro II se mit à la tête des premières forces qui furent rassemblée et partit avec son second gendre, le prince Auguste de Saxe-Cobourg.

A peine débarqué à Rio, Gaston d'Orléans rejoignit l'armée brésilienne et le Q.G. de l'empereur son beau-père, devant la ville d'Uruguayana qui bientôt fut conquise par les brésilliens. L'armée Uruguayenne ayant été entièrement repoussée des terres Brésiliennes, l'empereur dut regagner Rio, la constitution ne lui permettant pas de sortir des limites de l'empire. Il ne le permit pas non plus à ses gendres qui durent également regagner Rio.

Après de faibles résultats, le général MITTRE fut remplacé à la tête de l'armée par le Maréchal, duc de Caxias dont les résultats furent illusoires, car le président Uruguayen Lopez avait réussi à reconstituer son armée. Après de nombreuses demandes pour rejoindre les troupes en opération, le Comte d'Eu fut désigné comme Général en Chef de l'armée Brésilienne sur le territoire Uruguayien. Mais les choses avaient changé depuis son départ et tout était à réorganiser.

Malgré cela, six mois à peine après sa prise de fonction, le 2 août 1869, Gaston d'Orléans se mit en marche avec une armée de 18.000 hommes divisée en deux corps. Son objectif était de tourner les positions d'Ascurra où Lopez avait érigé un véritable camp retranché réputé inexpugnable mais Ascurra fut évacué sans coup férir et l'armée Brésilienne continua sa marche à travers le pays coupé de montagnes et de forêts. L'armée arriva le 11 août devant Peribebuy dont Lopez avait fait sa nouvelle capitale et qu'il avait entourée de retranchement sévères. L'attaque fut entreprise par trois colones d'assaut et le Comte d'Eu en commandait une.

N'écoutant que son courage, il entra l'un des premiers dans les lignes ennemis aux acclamations de l'armée. Deux lieutenants du prince qui commandaient les deux autres colonnes avaient été l'un tué l'autre blessé sévèrement.

Lopez cependant avait réussi encore à s'échapper, mais le Comte d'Eu le poursuivit et l'atteignit à Nhu-Guassu ou Praia Grande où la résistance fut vive et les combats acharnés.

Encore une fois, Lopez réussit à s'échapper et à pousser jusqu'à San Estanislao, à 5 km vers le nord.

Etant donnée la nature du pays désert qu'il traversait, le Comte d'Eu résolut de n'agir qu'avec une colonne légère plus facile à nourrir. Il disposait de petits détachements destinés à sillonner le pays, remontant les cours d'eau afin de profiter de la navigation de leurs rives. L'un de ces détachements surprit Lopez à Curuguady le 26 octobre et le mit en déroute.

Mais il s'échappa encore. Ces détachements obligés de rentrer au camp ne purent reprendre la poursuite qu'à fin novembre et le 28, la cavalerie rejoignait à Egatimy les débris de l'armée ennemie et la dispersa. La misère fut grande pendant cette période de persévérance obstinée.

img857

(collection: DUCAPHIL)

Enfin le 1er mars 1870, la cavalerie d'une des colonnes tomba à l'improviste sur le campement même de Lopez qui se défendit, mais, blessé d'un coup de feu et percé de la lance d'un brigadier de lanciers, sa mort mettait fin à la guerre que le Comte d'Eu alors âgé de 27ans avait réussi à terminer rapidement et glorieusement.

Il venait de montrer toutes les qualités d'un véritable homme de guerre et les alliés le comparaient aux plus grands Capitaines.

En 1869, il écrivait aux membres du gouvernement provisoire de l'Assomption pour leur recommander les esclaves qui étaient venus lui demander leur liberté.

Le Comte d'Eu ne quitta le Paraguay qu'au mois d'avril 1870 et son retour à Rio fut un véritable triomphe au cours duquel on remarqua des manifestations en faveur de l'abolition de l'esclavage, ce qui était, sans doute, encore un hommage pour le jeune vainqueur.

Au mois de septembre de la même année, Gaston d'Orléans fit un voyage en Angleterre. A peine état-il de retour au Brésil que l'empereur don Pédro II s'embarqua pour visiter l'Europe. Il laissait pour gouverner l'empire sa fille, la Comtesse d'Eu et se fut pendant la régence de cette princesse que fut présentée aux chambres Brésiliennes la loi sur l'émancipation des esclaves qui venait d'être votée deux mois auparavant à une écrasante majorité.

Il n'est pas douteux que les sentiments biens connus du Comte d'Eu n'aient hâté ce mouvement de l'opinion. On peut dire qu'il a été le précurseur de cette bonne nouvelle, ce qui ne fut pas le moindre de ses titres de gloire.

Gaston d'Orléans finit ses jours subitement, en 1922, sur le paquebot qui le conduisait de France au Brésil. Sa santé ayant déjà donné quel-qu'inqiétude à son départ, il était accompagné d'une soeur de bon-secours, Soeur Fidéline, dont tous les anciens Eudois ont encore en mémoire la silhouette omniprésente et l'infatigable dévouement. Ainsi se trouvait interrompue la longue lignée des Comtes d'Eu commencée sous Richard I, petit fils de Rollon, en 996 et que seul un duc d'Essex, nommé par le roi d'Angleterre pendant la guerre de cent ans, avait momentanément brisée.

(source: Extrait et adapté par les Amys du Vieil Eu de l'ouvrage de Jules Janin "Panthéon des Illustrations françaises au XIXe siècle." Abel Pilon Ed. Paris.)

Posté par DUCAPHIL à 08:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

08 août 2009

RUE DU FAYEL

BAROMESNIL

img536

Baromesnil. - Le Calvaire de la Mission.

santos op, à Eu

(collection: DUCAPHIL)

010

Le calvaire de la mission le 8 août 2009.

(collection: DUCAPHIL)

img537

Baromesnil (S-Inf) - Paysage Normand - Le Presbytère de Baromesnil.

op, Santos à Eu

(collection: DUCAPHIL)

Les deux garçons assis sur le banc se prénomment ROBERT et MAURICE.

img220

(collection: Jean-Louid DORE)

011

Le presbytère de Baromesnil le 8 août 2009.

(collection: DUCAPHIL)

Posté par DUCAPHIL à 14:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 août 2009

LES PATIS DU TÔT

LES PATIS DU TÔT

COMMUNE DE

BAROMESNIL

LE 15 MAI 1881

img535

L'an mil huit cent cinq quatre-vingt un le quinze Mai.

Le conseil municipal de la Commune de Baromesnil réuni en lieu ordinaire de ses séances sous la présidence de M. le Maire.

Présents M. M. Eestancelin, Beaurain, Caillot Armand, Caillot Victor, Parment Alexandre, Le Comte de Beaulieu, et Théroude.

Voulant délimiter les pâtis et joncs-marins du hameau du Tôt, afin qu'une partie soit assignée au pâturage des moutons appartenant à des fermiers du hameau et que l'autre partie soit réservée aux joncs-marins, pour l'usage particulier de tous les autres habitants du hameau, a délibéré comme suit a la majorité.

Toutes les parties des Pâtis du Tôt qui jusqu'aujourd'hui n'ont point été en joncs-marins seront désormais abandonnées au paturage des moutons a des personnes habitant au Tôt, mais il sera interdit de faire paturer les dîts moutons sur les parties jusqu'aujourd'hui en joncs-marins même quand les joncs-marins seraient ou coupés ou brulés ou ........... d'une manière quelconque.

Les possesseurs de moutons qui pâtureront sur les pâtis payeront la moitié des impots de tout le terrain et les autres habitants du Tôt coupant les joncs-marins paieront l'autre moitié du ...... et impôt.

Pour marquer la séparation entre la partie reservée aux joncs-marins et celle destinée au pâturage, on plantera des arbres aux extrémités des lignes droites, a la pointe des angles, des lignes brisées, ou quand la disposition du terrain le rendra facile, on traçera à la charrue, aussi profondément que possible un sillon le long de chaque pièce de joncs-marins, chaque portion de joncs-marins sera arpentée, et le plan en sera pierré, tout interresé pour prendre copie de l'arpentage et du plan pour son usage particulier.

L. Estancelin.

COMMUNE DE

SAINT-MARTIN-LE-GAILLARD

LE 2 MAI 1845

img534

 

Posté par DUCAPHIL à 23:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juillet 2009

HISTORIQUE

BAROMESNIL

Canton d'EU

Arrondissement de DIEPPE

Superficie: 798 ha.

Altitude: 124 m

Population 1990: 266 hab.

Habitants: Les Baromesnilois.

Origine du nom: du bas latin mansionile, ancien Français mesnil, qui signifie domaine rural, précédé du nom de personne germanique Bernoldus.

"Bernoumaisnil" cité en 1059 et "Bernoltmaisnil" en 1223.

HISTORIQUE

Donnée à l'abbaye de Foucarmont au XIe siècle, puis à l'abbaye du Tréport au XIIe siècle, l'église a partagé son patronage entre le seigneur du lieu et l'abbaye. La population est de 170 habitants en 1820 et s'élève à 312 en 1886.

img256

EGLISE NOTRE-DAME-DE-LA-NATIVITE.

XVIe-XVIIe siècles

Brique et moellon

Route de Mesnil-Réaume

Enclavé entre les paroisses de Mesnil-Réaume et de Saint-Martin, dont a fait partie le hameau du Tôt, Baromesnil devient une paroisse tardivement - aucune mention n'en est faite sur le pouillé de 1240.

D'après l'abbé COCHET, le choeur date du XVIe siècle et la nef en pierre blanche de 1660 environ. Mais la nef et le portail ont été depuis reconstruits.

img257

BAROMESNIL L'Eglise.

Imp. C. Legrand à Blangy-sur-Bresle. N°346

012

(collection: Ducastelle Philippe)

SAINT LOUIS

Début du XXe siècle

Maitre verrier:

Chantrel Grisaille Chevet Église Notre-Dame de-la-Nativité.

Les quatre verrières du choeur sont un don de la famille LAMBERT de BAULIEU. Les sujets choisis représentent les patrons des donateurs: sainte Anne instruisant la Vierge, sainte Paule soignant les malades et Saint Louis avec, au bas, les armes d'Orléans et de Belleville.

D'après l'abbé LEGRIS, on pourrait y reconnaître des portraits de la famille.

img258

BAROMESNIL (S-Inf) - L'Église.

Santos Opérateur à EU.

img270

(collection: Ducastelle Philippe)

img259

BAROMESNIL - L'Église.

Santos à EU.

(collection: Ducastelle Philippe)

324

La superbe grille du château de BAULIEU n'existe plus?? par contre la végétation.

(collection: Ducastelle Philippe) 30.07.2009.

017

(collection: Ducastelle Philippe)

SAINT VIVIEN REFUSANT L'EPISCOPAT

Début du XXe siècle.

Maître verrier:

Chantrel Grisaille

Nef côté sud Église Notre-Dame-de-la-Nativité.

Les armes au bas du vitrail sont celles des donateurs: la famille de CLERCY. Saint Vivien est le saint patron du comte Vivien-Joseph de CLERCY, mort à BAROMESNIL le 28 août 1936.

img260

BAROMESNIL (S-Inf) - Interieur de l'Eglise.

Santos op. à EU.

img261

BAROMESNIL. - Intérieur de l'Église - Fête de Jeanne d'Arc, 28 Avril 1912.

Santos. à EU.

TOMBE DE CHARLES ESTANCELIN

Début du XXe siècle

320

(collection: Ducastelle Philippe)

CHARLES-LOUIS ESTANCELIN.

Général de l'Armée Auxiliaire,

Chevalier de la Légion d'Honneur,

Grand Croix de l'Ordre d'Isabelle la Catholique,

Commandeur de l'Ordre de Charles III  d'Espagne,

Grand Croix du mérite Civil de Bulgarie,

Décédé à BAROMESNIL,

LE 13 Avril 1906,

A l'age de 82 ans.

Pierre cimetière

Près des sépultures de la famille de CLERCY se trouve la tombe de Charles-Louis ESTANCELIN (1823-1906). Maire de la commune de BAROMESNIL pendant vingt-neuf ans et député de l'arrondissement de DIEPPE, il est un fervent défenseur de la monarchie, de la religion et des agriculteurs.

Hommage de monsieur Paul BIGNON.

En 1906, Paul Bignon prit la parole aux obsèques de Louis Charles Estancelin, maire de Baromesnil. Issu d'une ancienne famille normande, neveu du lieutenant Général des forêts, régisseur du domaine de Louis Philippe et du Duc d'Orléans et qui se nommait également Louis Estancelin, il avait fait, à la fin du siècle dernier, l'inventaire des ruines gallo-romaines du Bois-l'Abbé. Louis Charles Estancelin, républicain libéral déclaré, sous un régime qu'il supportait, était royaliste  convaincu. Paul Bignon dont on n'ignore pas l'option politique fit cependant un chaleureux éloge du grand Français qu'il fut. Brillant combattant lors de la retraite française après la prise de Paris par les Allemands en 1870, Estancelin fut nommé Général par Gambetta pour continuer la lutte. Il était partisan du comte de Chambord et s'était rallié aux Orléans à la mort de ce dernier.

img264

Chasse de Mr Charles ESTANCELIN au bois du Tost en 1899, au centre de la photo le Général ESTANCELIN Député-Maire de la commune de BAROMESNIL.

Par ailleurs, il est le neveu de Louis ESTANCELIN, à qui l'on doit les premières fouilles du Bois-l'Abbé , site archéologique en bordure de forêt d'Eu, et l'ouvrage L'HISTOIRE DES COMTES D'EU, publié en 1828.

Louis ESTANCELIN (31/7/1777-28/2/1858 (Eu) était inspecteur des Forêts du Domaine du Duc d'Orléans. Il avait épousé Marie Charlotte Le Fournier d'Yauville (dcd le 22/2/1823).

D'après les registres d'état civil de Eu "Marie Charlotte Le Fournier d'Yauville (dcd le 22/2/1823), épouse de Louis Estancelin était la fille de François Marie Le Fournier d'Yauville, (dcd en 1823) et Antoine Louise Bourlet domiciliée dans l'Yonne.

(Source: Madame Françoise Lallemand)

img262

BAROMESNIL

Patronne la Ste Vierge

Bernonmesnil (1059) - Le Mesnil de Bernon; N.D. de Bernonmesnil (1409); Bernomesnil (1503); En 1740, quelques-uns disent encore Bernon Mesnil (Toussaint-Duplessis).

img702

Enclavé entre les paroisses de Mesnil-Réaume et de Saint-Martin, dont dépendait le hameau du Tôt, Baromesnil devint une paroisse assez tard. Il ne figure pas encore sur le pouillé de 1240.

La population, de 170 habitants en 1820, s'est élevée en 1922 à 267.

Le choeur est du XVe siècle, d'un type assez fréquent dans nos églises rurales. De peu d'élévation, construit en marne, à chevet polygonal régnant sous les fenêtres. La nef que l'Abbé COCHET a connu était aussi en pierre blanche; il la datait de 1660 environ.

"Le portail, ajoutait-il, a été nouvellement fait afin d'agrandir l'église réduite aux proportions d'une chapelle".

Nef et portail ont été reconstruits aux dernières années du siècle passé. La pierre blanche est entrée pour partie dans le mur nord; le pignon de l'ouest, en brique, est semé entre les rampants de croix en pierre blanche.

Les vitraux, donnés par les familles nobles du pays, se reconnaissent aux armoiries placées au bas.

017

(collection: Ducastelle Philippe)

Fenêtres supérieures de la nef, de CLERCY: de sinople à la fleur de lys d'or.

Les quatre verrières du choeur sont un don de la famille Lambert de BAULIEU. Les sujets choisis sont les patrons des donateurs: on pourrait y reconnaître des portraits de famille.

010

(collection: Ducastelle Philippe)

A droite, Sainte Anne instruisant la Sainte-Vierge. Deux écussons accostés:

Le premier parti au premier d'argent au chevron de gueules accompagné de trois étoiles de même, qui est Lambert de BAULIEU: au deux de sable à la croix d'argent chargée de cinq fermaux de gueules, qui est de MONSURES.

 

003

(collection: Ducastelle Philippe)

Le second, de gueules au château de trois tours couvertes et pavillonnées de même, coupé d'azur au cep de vigne d'or soutenu d'un croissant d'argent cantonné en chef de deux étoiles de même, qui est Chastelain de THEROUANNE(1).

Même armoiries à la première fenêtre de droite, Sainte Paule soignant les malades. Écartelé, au premier Lambert de BAULIEU, au deux de MONSURES, au trois gueules à la croix pattée cerclée de gueules, format TAV au milieu, qui est d'Auzanet (2).

Fenêtre de gauche, écusson parti de BAULIEU et de MONSURES.

012

(collection: Ducastelle Philippe)

A la fenêtre de Saint Louis du sanctuaire, des éléments divers semblent être entrés dans la composition des armoiries. L'écusson de droite porte les armes de la famille d'Orléans, trois fleurs de lys, surmontées du lambel. Celui de gauche, d'azur au sautoir d'argent, cantonné de quatre aiglettes au vol abaissé d'or (de Belleville) pose sur une croix de Saint Louis entre les branches de laquelle émergent des fleurs de lys. Surmonté d'une couronne fermée, il est encadré du cordon de l'ordre, en bas duquel on retrouve la croix avec devise :

"si omnes ego non".

L'Abbé COCHET a vu dans l'ancien beffroi une cloche fondue en 1782 par un fondeur de Beauvais, GIRARD, et bénite par le curé messire Jean DOINET. La cloche actuelle date de 1857 et porte cette inscription: Fruit de la généreuse piété des fidèles de la paroisse, j'ai été, l'an de grâce 1857, bénite par Méssire Adolphe VANIER, curé doyen d'Eu, et nommée Louise Alexandrine Amédée, par Louis Charles ESTANCELIN, ancien représentant, grand croix d'Isabelle la Catholique, commandeur de l'ordre royal de Charles III d'Espagne, et par louise Élise Joséphine de MONSURES, dame de BAULIEU".

M. Thomas curé - M. BOUFFART Maire - M. Laurent VAIN, trésorier de BAROMESNIL. CARTENET père et fils fondeur à Guetteville, canton de St Valery-en-Caux. Ornements: Crusifix tenu par un ange et entouré d'angelots - Evêque en mître et en crosse.

(1) Famille originaire de la Champagne.

(2) Originaire de la Souterraine, en Limousin.

Monographie eudoise, par l'Abbé A. LEGRIS

Editions Les Amys du Viel Eu, 1986.

 

Posté par DUCAPHIL à 19:57 - - Commentaires [2] - Permalien [#]