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28 juin 2013

LE 31 AOUT 1943 CRASH D'UN BOMBARDIER DANS LA PLAINE DE BRUNVILLE

 

LE 31 AOÛT 1943

CRASH D'UN BOMBARDIER B17 AMÉRICAIN

du 303 rd Bomb Group (H)

"AUGERHEAD"

DANS LA PLAINE DE BRUNVILLE 

Brunville_2

get-attachment

(source: James HARGROVE)

Direction prise par le B17 avant le crash.

 Un nouveau témoignage sur le lieu du crash

de monsieur Omer DUMOND

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Monsieur Omer Dumond

Monsieur Dumond à l'époque était âgé de 7ans, il habitait une petite maison à la ferme de Cumont, et le jour du crash en fin d'après-midi il était assis sur un petit talus à l'endroit où je prends la photo, le B-17 est passé à peut-près à 25/30 mètres au-dessus des grands arbres qui se trouvent derrière lui.

Confirmation de monsieur Dumond il n'y avait plus personne à bord de l'avion.

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Voici la direction prise par le B-17 en plein milieu de la photo au dessus des grands arbres, entre la Bourdaine à gauche et St Rémy-Boscrocourt à droite qui correspond bien aux indications de monsieur Cahon, juste aux dessus des grands arbres, heureusement que l'altitude de l'avion était assez basse parceque le B-17 prenait la direction de la ville d'Eu. 

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Après avoir percuté un petit talus, le B-17 s'est écrasé juste derrière monsieur Dumond, qui correspond je pense à la photo prise à l'époque par les allemands? 

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Le lieu du crash.

Ma première découverte 71 ans après le crash du B-17, monsieur Dumond m'a indiqué que le lieu du crash était un pâturage et que tous les débris de l'avion ont été ramassés pour éviter que le bétail ne puissent manger l'herbe avec des morceaux de métal.

 Première découverte le vendredi 3/10/2014.

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Deuxième découverte le 7/10/2014

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Mes dernières découvertes le 19/10/2014 sur le culot des douilles la marque S L 43 - D M 42  et sur la troisième marque illisible mais l'année 4 2. Avec quelques fragments de couleur bleu et noir.

B17 023 (2)

42-TW   -   SL-42   -   SL-43   -   DM-42. 

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Trois petites poulies en bakélite du B17.

 

B17 img893

La plaine de Brunville en 1947.

On aperçoit sur la gauche de la ferme de Brunville, la ferme de Cumont.

(collection: Gilbert SALA)

31 août 1943

Un bombardier sécrase

Le B17 américain Augerhead

dans la plaine de Brunville

Extraits des premières recherches

de M. Laurent Viton

Paris-Normandie 2002 ou 2003?

Facteur à Goderville et historien à ses heures, Laurent Viton, 38 ans, prépare un ouvrage sur la guerre aérienne 1939-1945 en Seine-Maritime et aux alentours. Grâce à ses recherches, qu'il poursuit notamment par la collecte de témoignages et documents, M. Viton a rouvert une page de l'histoire eudoise.

Pour Paris-Normandie, qui se fait ici le relais de sa quête d'informations, il revient en détail sur le crash du bombardier américain B17 Augerhead, le 31 août 1943, dans la plaine de Brunville, en direction de Dieppe.

 

carte-molesworth-2

 

"Attaques frontales"

" Ce 31 août 1943, le 303e Bomb group basé au sud-est de l'Angleterre (Molesworth) participe à une mission de bombardement sur un dépôt de la Lutwaffe, à Romilly-sur-seine. Pour le lieutenant William Monahan et son équipage, c'est la quatorzième sortie opérationnelle. Lors du vol sur l'objectif, la formation est informée que des nuages couvrent la cible. Il est alors décidé de se reporter sur un objectif secondaire, l'aérodrome d'Amiens-Glisy. A bord de l'Augerhead, les choses se compliquent explique-t-il. L'un des quatre moteurs se met en survitesse.

Les bombes sont tout de même larguées sur l'objectif alors que les chasseurs allemands entrent dans la danse. Avant d'atteindre la côte, la forteresse volante subit plusieurs attaques frontales. C'est l'as de la Jagdgeschwader 26 basée à Beauvais, Adolph Glunz, 25 ans, qui revendiquera sa 41e victoire en abattant l'Augerhead".

 

Glunz

Adolph Glunz

http://www.luftwaffe.cz/glunz.html

L'avion est évacué à 10 000 m d'altitude, poursuit Laurent Viton. Le corps du mitrailleur arrière sera retrouvé près d'Abbeville, atteint par des obus de 20mm. Les aviateurs sautent au fur et à mesure que l'avion approche du Tréport. Les derniers parachutes sont aperçus au-dessus de la forêt d'Eu. Le bombardier termine sa course dans la plaine de Brunville, à Eu, et prend feu au sol. Sur les dix aviateurs, quatre parviennent à s'échapper et sont recueillis par la Résistance. Au moins deux d'entre eux, le sergent Frank Kimotek (radio) et le lieutenant Walter Hargrove (bombardier) regagneront l'Angleterre en passant par la bretagne. Leurs six compagnons ont moins de chance et sont rapidement capturés."

"Ce bombardier est le seul avion de l'US Air Force abattu ce jour-là en Europe" note M. Viton. L'équipage n'a pas joué de chance, d'autant plus qu'habituellement il était affecté sur un autre B17, le Hell's Angels, indisponible pour mener le raid du 31 août 1943.

Les onze hommes s'envolent donc à bord de l'Augerhead. Mauvaise pioche puisque l'avion connaîtra une panne de moteur qui lui sera finalement fatal.

Voici quelques photos souvenirs des stèles du réseau Shelburn, célèbre réseau d'évasion.

 Un passage incontournable lors de mon premier voyage à Elvington avec Jean-Michel Gravaud pour la visite de la base où mon père était basé au 347 Squadron dans le Yorkshire.

Frank Kimotek et Walter Hargrove ont peut-être passer par ce réseau d'évasion.

http://halifax346et347.canalblog.com

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La plage Napoléon

Voici le lien de radio Canada avec une vidéo reportage de 30 mn sur le réseau Shelburn.

http://halifax346et347.canalblog.com/archives/2010/05/26/18008481.html

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Equipage du 1Lt MONAHAN.

P/Pilote: 1st Lt MONAHAN William J.  - CP/Co-Pilote: 1st Lt BENEPE Louis M. - NAV/Navigateur: 2nd Lt MAHER William Patrick. - B/Bombardier: 2nd Lt HARGROVE Walter. - ENG/Mécanicien: S/Sgt GASSER Walter. - RWG/Mitrailleur Sabord Droit: Sgt OLSON Vernon E. - RO/Radio: S/Sgt KIMOTEK Frank. - BT/Mitrailleur ventral: S/Sgt BUINICKY Alfred Reginald. -  TG/Mitrailleur-arrière: S/Sgt MILLER David. - LWG/Mitrailleur Sabord gauche: S/Sgt COMER James H. - PHO/Photographe: Sgt PRYOR Barton Verbis.

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B/Bombardier: 2nd Lt HARGROVE Walter. EVD (évadé)

La Corvette M.G.B 318 du Lt Commodore David BIRKIN

Opération FELICITATE depuis l'Ile-Tariec en Bretagne le 26 décembre 1943

http://www.patrimoinedesabers.fr/landeda/histoires/136-evasion-daviateurs-allies-et-deresistants.html

Grace au réseau "BORDEAUX-LOUPIAC" Walter HARGROVE, et Franck KIMOTEK, ont réussi a s'évader de France. Le Chef de l'organisation "BORDEAUX-LOUPIAC" pour le Nord de la France Mr. HEGEDOS-LEPREUX, alias "ANTOINE"

Balayage B17

Balayage B17 (2)

Walter Hargrove carte d'identité française (1)

 Fausse carte d'identité fourni au Lt Walter HARGROVE par le réseau d'évasion Bordeaux-Loupiac.

pmaherwp2

NAV/Navigateur: 2nd Lt MAHER William Patrick , EVD (évadé).

Réseau d'évasion Comète.

A voir sur le lien suivant:

http://www.evasioncomete.org/fmaherwp.html

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BT/Mitrailleur-ventral: S/Sgt BUINICKY Alfred Reginald, EVD (évadé).

Réseau d'évasion Comète.

A voir sur le lien suivant:

http://www.evasioncomete.org/fbuinicar.html

pm5352

RO/Radio: S/Sgt KIMOTEK Frank, EVD (évadé).

Balayage b17 (3)

Balayage b17 (4)

Kimotek a sauté juste au sud-ouest de Dieppe, atterrissant dans un arbre où il est resté pendant un certain temps parce qu'il pouvait entendre les personnes ci-dessous. Quand il l'on fait finalement descendre, il a été repéré immédiatement par un groupe de français qui avait été chargée de sa recherche.

Ils ont pris son parachute et se sont dispersés à l'approche des soldats allemands. Après masquage du jour au lendemain. Kimotek a rencontré un vieil homme qui lui a donné certains aliments et des vêtements civils, et le lendemain après-midi, Kimotek a approché une grande ferme. Il a été emmené, à reçu un repas et après deux agriculteurs ont été appelés, dont un parlait anglais, Kimotek a été pris en charge dans une autre ferme pour passer la nuit.

Lorsque Kimotek leur a dit qu'il voulait aller à Paris, un des agriculteurs a organisé un contact à la gare de Sénarpont avec la jeune femme de l'instituteur pour aller à Paris. Ils ont rencontré la cousine de la femme, une jeune fille appelée Thérèse, qui ont ramené Kimotek à son appartement, où était Pierre (un ancien officier de l'armée française, environ quarante-cinq ans, cour et trapus avec des cheveux colorés), puis un homme appelé Maurice est venu l'interroger.

Le lendemain, Maurice et Thérèse lui ont pris un appartement à côté de l'hôpital allemand près de la Gare du Nord où Kimotek est resté jusqu'à ce que le pilote Français André POIRIER soit conduit à l'appartement d'Henri MARECHAUX au 19 rue de la Chapelle où il rejoint Warren Graff pilote du P-47 41-6391 (78FG/82FS) abattu près de Dunkerque.

Evacué depuis Camaret-sur-mer, "Bretagne" en octobre 1943 à bord du "Suzanne-René".

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Le "Suzanne-René": un maillon de la résistance française honoré sur l'Ile MOLENE (Finistère).

Construit en 1928 pour M. CELTON de Dinan, ce bateau est devenu propriété de M. PODEUR Auguste de Molène, de 1948 à 1961. Pendant 13 ans, il a sillonné l'archipel en faisant la pêche aux crustacés. En 1961, âgé de 33 ans, il a connu la démolition sur ordre des Affaires Maritimes qui estiment que c'est l'âge limite de navigation pour de tels navires en bois.

Aujourd'hui il s'intègre à la vie molènaise sous la forme d'une maquette construite amoureusement par M. Jean PUJOL et prend place dans une église paroissiale au côté de l'Europe, une autre maquette confectionnée par M. BALLUT.

Le "Suzanne-René" est exposé également à la chapelle de Notre Dame de Rocamadour (Camaret). Il fut décoré par le Général de Gaulle car il a fait partie intégrante de la résistance française de la ville de Camaret et de sa région.

En 1943, ce sloop de 11 mètres et 3 m de large a permis à 23 jeunes aviateurs, anglais canadiens et américains de rejoindre sains et saufs l'Angleterre.

Mis à disposition de la résistance bretonne, il a rallié Camaret en ce mois d'octobre 1943. Durant 10 jours, il a servi d'abri à une dizaine d'aviateurs recueillis dans la région. Le bateau étant surveillé en permanence par les Allemands méfiants, les fugitifs devaient rester cachés nuit et jour, ravitaillés le soir par un hublot situé à l'étrave du bateau par Mme VOURCH.

Le 18 octobre 1943, M. MERRIEN prévenait que le "Suzanne-René" était fin prêt à partir. Le soir même, M. Yves VOURCH fils de ce médecin de Plomodiern, emmenait par le train 15 aviateurs à destination de Camaret. Leur rendez-vous eut lieu chez le boulanger M. BATHANY.

Le "Suzanne-René" voyait dès lors vivre dans ses entrailles 23 aviateurs qu'il protégeait contre la violence humaine et la trahison.

Sur l'un des barreaux du pont, il ont inscrits dans le bois "Villas des martyrs", ce qui représente à la fois le bien-être de l'accueil offert et la souffrance pour certains qu'avaient représenté ces 10 jours d'attente, enfermés dans cette cale, jour et nuit.

Le 19 octobre, alors que la tempête sévissait sur la Bretagne, le "Suzanne-René" quittait le port de Camaret sans bruit, à la voile, et effectuait ainsi un long parcours sous les déferlantes, avant de mettre en route le moteur à essence dont il était équipé.

Il fut dans la journée du 20, après recherches, porté disparu corps et biens par les autorités afin d'éviter les recherches des avions allemands.

Après la guerre, il est revenu à Camaret, livré dans toutes sa beauté par les Anglais. C'est alors qu'il est devenu Molènais à part entière, sous la barre de M. Auguste PODEUR, et qu'il y termina sa vie en 1961.

Décoré comme un membre de la Résistance, il n'a pu cependant offrir la sveltesse de sa silhouette fière au regard de celle qui, durant 10 jours, avait fait vivre son étrange cargaison. Fusillé par les Allemands, Mme VOURCH n'attendait point son retour sur les quais de Camaret.

Un passé éternellement présent par un nom de rue à Camaret et à Plomodiern; et cette maquette soigneusement construite afin que chacun se souvienne de cette liberté si chèrement payée et qui peut-être remise en question.

Un passé vivant s'inscrit désormais dans le patrimoine molènais.

( Source: Recherches de Mme Jackie COQUET, Molène.)

L'histoire du "Suzanne-René" est racontée dans le livre "Les clandestins de l'Iroise" de René PICHAVANT (journaliste au Télégramme de Brest) paru en 1982.

 

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Itinéraire présumé du B17

Augerhead_Route_Final_Order

Voici la carte de monsieur James Hargrove qui serait susceptible d'être le parachutage de l'équipage depuis Epagne-Epagnette jusqu'à la Plaine de Brunville.

B/ Bombardier: 2nd Lt Walter Hargrove, N/ Navigateur: 2nd Lt William P. Maher, TG/ Mitrailleur-arrière: S/Sgt David Miller, CoP/ Copilote: 1st Lt Louis Benepe, TT/ Mécanicien: S/Sgt Walter Gasser, RWG/ Mitrailleur-Sabord-Droit: S/Sgt Vernon Olson, LWG/ Mitrailleur-sabord-gauche: S/Sgt Comer James, RO/ Radio: S/Sgt Frank Kimotek, BT/ Mitrailleur-ventral: S/Sgt Buinicky Alfred Réginald, PH/ Photographe: Sgt Pryor Barton Verbis, P/ Pilote: 1st Lt Monahan William.

(collection: James HARGROVE) 

Epagne-epagnette coté Abbeville

 

Vue prise en direction d'epagne-epagnette prise par le B17 en direction de la forêt d'Eu

Vue vers Epagne-Epagnette, le B17 à probablement pris cette direction vers la forêt d'Eu.

 

 

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Direction prise par le B17 avant son crash.

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La plaine de Brunville.

 

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(collection: Ridha Arfa.)

 

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Les fonds de Cumont.

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 La petite maison de M. Courvalet.

(collection: Jules Courvalet)

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On aperçoit à gauche le chemin qui descendais à la maison.

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Le petit chemin de droite qui descend vers la Bourdaine, au centre l'emplacement de l'ancienne ligne de chemin de fer.

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La maison se situé à droite du petit chemin à droite sur la photo.

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On aperçoit bien a l'entrée de la barrière le petit chemin donnant accès à la maison.

Récit de monsieur Gérard Courvalet; les Allemands sont venus perquisitionner croyant que le pilote s'était réfugié dans la maison de monsieur Courvalet, pénétrant baïonnette au canon dans la maison retournant les lits,et le foin qui se trouvait dans un bâtiment, éventrant les tonneaux de cidre.

 

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Photo prise le 18 juillet 1943.

Debout de gauche à droite:

Lt. Joy, co-pilote. Lt. W.J. Monahan, pilote. Lt. Martin L. Clark, co-pilote. Lt. William P. Maher, navigateur. Lt Walter Hargrove, bombardier. Sgt Marion D., mécanicien.

Accroupi:

Sgt Franck Kimotek, radio. Sgt Walter Gassen, assit. mécanicien. Sgt Alfred R. Buinicky, N.H. Sgt James H. Comer mitrailleur. Sgt David Miller mitrailleur de queue.

 

James H Comer Jr | American Air Museum en Grande-Bretagne

Un équipage de bombardiers du 303rd Bomb Group avec leur B-17 Flying Fortress surnommé "Hell's Angels". Adopté pour publication le 18 juillet 1943. Légende imprimée au dos: «Crew Of" Hell's Angels ". Photo montre: - L'équipage du bombardier Flying Fortress "Hell's Angels" - de gauche à droite (debout) Le Lieut.

http://www.americanairmuseum.com

 

 

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David MILLER

 

Ours en peluche

David MILLER.

 

 

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Après la guerre, il a été signalé qu'un officier allemand avait déclaré que le S/Sgt David Miller est tombé mort avec son parachute et les deux jambes arrachés. Il a été enterré dans le cimetière d'Abbeville. Le S/Sgt Miller a ensuite été inhumé dans le cimetière Américain de Normandie.

Les membres d'équipages ont signalés que les neufs aviateurs ont été attaqués par les avions allemands tirant sur les hommes descendant en parachute.

 

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Equipage du 1Lt William J. Monahan.

S/Sgt MD Ignaczewski (E), S/Sgt Frank Kimotek (R-Evd-Radio), S/Sgt Walter Gasser (AE/GTR-POW-Mitrailleur-dorsal mécanicien), S/Sgt Alfred R. Buinicky (BT-EVD-POW-Mitrailleur-ventral), S/Sgt James H. Comer Jr (GTJ-POW-Mitrailleur-Sabord-Gauche), S/Sgt David Miller (TG-KIA-Mitrailleur-arrière)

1Lt William J. Monahan (P-POW-Pilote), Lt Martin L. "Pete" Clark (CP-Co-Pilote), 2Lt William P. Maher (N-Evd-Navigateur), 2Lt Walter Hargrove (B-Evd-Bombardier).

http://www.303rdbg.com/358monahan.html

 

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Amiens Glisy en 1952.

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Amiens Glisy 3 novembre 1943.

 

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Mission du 31 août 1943 sur Amiens/Glisy France le B-17F # 42-29635 Augerhead (358BS) sorti de la formation en direction de la côte en cherchant la couverture nuageuse, a été vu pour la dernière fois au dessus d'Abbeville attaquer par deux chasseurs allemands.

(source: Laurent VITON) 

Brunville_1947_zoom

Peut-être le lieu du crash du B17?

 

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 "Hell's Angels" est un des plus célèbres B-17 avec "Menphis Belle". "Hell's Angels" est reparti aux USA après son tour d'opération couvert des signatures du personnel du 303rd BG.

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Le B-17F Hell's Angels, du Bomb Squadron 358, vient de terminer sa 48ème sortie et se prépare à éffectuer une tournée de propagande aux Etats-Unis; il est couvert de graffiti par les aviateurs et les mécaniciens de l'unité.

(source: SPECIAL LA DERNIERE GUERRE - FORTERESSE VOLANTE B-17)

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Voici quelques photos du lieu du crash

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On aperçoit sur la gauche de la photo la cheminée de la briqueterie d'Etalondes. (J'attends confirmation d'un renseignement fourni par monsieur Jacques Cahon, il ne ne s'agit peut-être pas de la cheminée de la briqueterie d'Etalondes).

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(collection: Ridha Arfa.)

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10 avril 2014.

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(collection: Ridha Arfa.) 

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 29 Juin 2013 

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29 juin 2013

Quelques nouvelles photos prisent cette après-midi avec Gilbert Poirier alors âgée de 9 ans, qui s'était rendu sur le lieu du crash en 1943 avec son papa. 

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(collection: Ridha Arfa.)

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10 avril 2014

 

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(collection: Ridha Arfa.)

 

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10 avril 2014

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10 avril 2014

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Plaine de Brunville, ma première visite avec Gilbert POIRIER, le 10 avril 2014. 

Assassinés

par la Gestapo

Le 6 septembre de la même année, un B17 américain s'écrase dans le secteur de Blangy-sur-Bresles. Le mitrailleur James Comer, qui volait sur l'Augerhead tombé le 31 août 1943, sur la plaine de Brunville, retrouvera ce pilote, qui avait été pris en charge par la résistance locale. Mais la Gestapo découvrira les deux hommes dans une maison rouennaise. Ceux qui les avaient aidés ont été froidement assassinés par la police allemande...

Hommage à la famille LEGRAND.

été 1942.

francois & martine 1942

Famille LEGRAND.

Mme Martine LEGRAND, M. François LEGRAND

Emmanuel, Françoise, Henriette, Colette, Marcelle, Henry.

(collection: Marie-José DUVAL)

Mon grand-père François Legrand a vu quelqu'un caché dans un bosquet. Comme il était blessé il l'a ramené chez lui en moto dans sa maison à Richemond (canton d'Aumale) il a été soigné, vivait et mangeait avec la famille dans la maison et se cachait dans le grenier, grâce aux lucarnes sur le toit James Comer pouvait voir les allées et venues des Allemands ou autre, ainsi en cas de doute il allait se réfugier dans un autre grenier de la ferme ou le fourrage était stocké au-dessus d'une citerne, et revenait dans la maison pour dîner et déjeuner avec mes grands-parents Martine et François; il aimait bercer ma maman Colette "the baby" qui avait 6 mois.

Mes grands-parents ont été dénoncés par un membre de la famille, ils n'ont jamais parlé de l'arrestation car il l'on très mal vécu.

Mon grand-père a été fait prisonnier, s'est évadé une première fois, rattrapé 'mourir pour mourir', il s'est évadé une deuxième fois avec deux autres personnes, en traversant une rivière couché sur une planche. Ils se sont réfugiés dans une étable de ferme en mangeant les pommes de terre dans l'auge des cochons, buvez le lait au trayons des vaches etc... En 1976, il y eu des échanges de courrier entre la famille de James et ma famille.

(La petite-fille de François Legrand, Marie-José DUVAL)

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(collection: Marie-José DUVAL)

 

Le site officiel du Musée de la Résistance et de la Déportation

Le musée vous propose deux étages de collections historiques dédiées à la Résistance et à la Déportation. Dès l'entrée vous plongez d'emblée sur les heures sombres de l'Occupation nazie. Mannequins allemands et affiches de propagande ne laissent pas de place au doute. Puis les collections enchaînent les faits de résistance jusqu'à la déportation des membres des réseaux.

http://www.normandyresistancemuseum.com

 

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(Source: http://fouquetsouvenirs.free.fr)

 

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http://www.linformateur-leclaireur.fr/sur-les-traces-dun-bombardier-de-1943_12496/

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Livre de James L. Hargrove

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B17 PLAINE DE BRUNVILLE Walters légende de l'évasion de la Seconde Guerre mondiale avec photo

 

B17 PLAINE DE BRUNVILLE Walters WWII escape

(Paquet source: Betsy HARGROVE)

 

carte Scan (668)

 

(A SUIVRE)

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17 septembre 2018

LES JOURNEES DU PATRIMOINE DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2018 St REMY-BOSCROCOURT.

DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2018

SAINT-REMY-BOSCROCOURT

LES JOURNEES DU PATRIMOINE.

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LES ANIMATIONS ET EXPOSITIONS.

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Exposition sur les mammifères sauvages

des jardins de normandie.

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- GMN - Groupe Mammalogique Normand

Mammifères terrestres, marins ou aquatiques, la Normandie compte de nombreuses richesses. Le Groupe Mammalogique Normand est une association de bénévoles soutenus par une équipe salariée de 9 personnes, œuvrant depuis 40 ans à la connaissance et à la protection des Mammifères sauvages.

http://www.gmn.asso.fr

 

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REMISE DES PRIX DU CONCOURS 

DES MAISONS FLEURIES

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La visite du clocher. 

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Rassemblement des portes-drapeaux devant l'église.

et le temps de prière pour la paix par la Père Mahheut.

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L'Harmonie Municipale de Eu.

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Le Père Maheut.

Dépôt de gerbes au Monument aux Morts

et sur les tombes des soldats alliés.

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HOMMAGE AUX AVIATEURS ANGLAIS DU

Sgt Alexander Kelly Sgt William Brothwell. Mission du 14/15 janvier 1943 bombardement de la base des sous-marins à Lorient. Pose de mines et lâcher de tracts. Mission sur Lorient: 101 des 123 appareils qui ont bombardé la base sous-marine de Lorient, l'attaque a été concentré et efficace, les conditions étaient difficiles sur le trajet, au cours du bombardement des nuages très épais sur la cible.

http://baromesnil.canalblog.com

 

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Procession menée par le Père Maheut jusqu'à la grotte,

dans le parc du château.

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La journée se termine par un vin d'honneur

à la salle des fêtes.

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L'INFORMATEUR.

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28 août 2016

JEUDI 1er SEPTEMBRE 2016 COMMEMORATION DE LA LIBERATION DE LA VILLE D'EU

Jeudi 1er septembre 2016

Commémoration de la Libération

de la ville d'Eu

et du canton.

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Association l'Alliance

l'Alliance a fourni aux Alliés des renseignements aussi précieux que l'existence des armes secrètes, l'emplacement de leurs rampes de lancement, le mouvement des troupes, escadrilles fascistes et des ravitailleurs allemands pendant la bataille du désert ou en France, celui des U-Boot dans l'Atlantique, la carte complète des plages du débarquement du 6 juin, entre autres.

http://reseaualliance.e-monsite.com

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Hommage

à

Monsieur Edouard BRUNET "Alias Réséda"

Chef de Secteur des

Forces Françaises Combattantes

du Réseau "ALLIANCE "

Chef F.F.I "Souci"

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(collection: Pierre BRUNET)

 

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(collection: Pierre BRUNET)

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Le drapeau flotte sur la mairie de la ville.

(collection: Pierre BRUNET) 

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??, ??, Monsieur Edouard BRUNET.

Place Carnot.

(collection: Pierre BRUNET)

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L'arrivée des canadiens sur la place Carnot par la route du Tréport.

(collection: Pierre BRUNET)

 

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Place Isabelle d'Orléans.

(collection: Pierre BRUNET)

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Place Carnot.

(collection: Pierre BRUNET)

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Place Carnot.

(collection: Pierre BRUNET)

 

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Place Carnot.

(collection: Pierre BRUNET)

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Place Carnot.

(collection: Pierre BRUNET)

 

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Rue de l'Abbaye.

(collection: Pierre BRUNET)

 

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Rue d'Aumale.

(collection: Pierre BRUNET)

 

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Plaque commémorant le 40 ème Anniversaire de la libération de la ville d'Eu le 1er septembre 1944 par les canadiens.

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La grande Rue.

Rue Paul Bignon.

(collection: Pierre BRUNET)

 

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Rue de la République.

 

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Place Carnot.

(collection: Pierre BRUNET)

LA DEUXIEME DIVISION

CANADIENNE 

le 5 et 6 septembre 1944.

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(collection: Alexix GOULLET) 

 

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(collection Alexis GOULLET)

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(collection Alexis GOULLET) 

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(collection: Alexis GOULLET)

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(collection Alexis GOULLET)

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La Stèle des canadiens Place du Général de Gaulle.

 

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Baromesnil 1er septembre 2016, en souvenir de nos libérateurs canadiens.

Départ du défilé.

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Cérémonie à la stèle des canadiens, place du Général de Gaulle (dépôt de gerbes, minute de silence, hymne canadiens) 

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Cérémonie au monument aux Morts,

ravivage de la flamme,

dépôt de gerbes, hymne nationaux.

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Retour du défilé.

par les rues de Normandie, Paul Bignon, Place Guillaume le Conquérant. 

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Didier Régnier, maire de Saint-Rémy-Boscrocourt, conseiller général du canton d'Eu, Marie Le Vern Députée de Seine-Maritime.

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Les remerciements aux porte-drapeaux.

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Lecture du discours prononcé par Henri FRANCHET, maire de la ville d'Eu en septembre 1944.

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Discours de monsieur Yves DERRIEN, maire de la ville d'Eu.

26 juillet 2018

31 AOÛT 1 ET 2 SEPTEMBRE 2018 74 EME ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DES TROIS VILLES SOEURS

Les 31 août

1 et 2 septembre 2018

74ème anniversaire de la Libération des trois villes soeurs

Le Tréport, Eu, Mers-les-Bains

par la 2ème Armée Canadienne.

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kahl-burg - accueil

SITE OFFICIEL : presentation d'un site historique de la deuxième guerre mondiale en normandie

http://www.kahl-burg.fr

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JEUDI 1er SEPTEMBRE 2016 COMMEMORATION DE LA LIBERATION DE LA VILLE D'EU - BAROMESNIL

Commémoration de la Libération Association l'Alliance http://reseaualliance.e-monsite.com Monsieur Edouard BRUNET "Alias Réséda" Forces Françaises Combattantes (collection: Pierre BRUNET) (collection: Pierre BRUNET) Le drapeau flotte sur la mairie de la ville. (collection: Pierre BRUNET) ??, ??, Monsieur Edouard BRUNET. (collection: Pierre BRUNET) L'arrivée des canadiens sur la place Carnot par la route du Tréport.

http://baromesnil.canalblog.com

 

LE 31 AOUT 1943 CRASH D'UN BOMBARDIER DANS LA PLAINE DE BRUNVILLE - BAROMESNIL

DANS LA PLAINE DE BRUNVILLE Direction prise par le B17 avant le crash. Un nouveau témoignage sur le lieu du crash de monsieur Omer DUMOND Monsieur Dumond à l'époque était âgé de 7ans, il habitait une petite maison à la ferme de Cumont, et le jour du crash en fin d'après-midi il était assis sur un petit talus à l'endroit où je prends la photo, le B-17 est passé à peut-près à 25/30 mètres au-dessus des grands arbres qui se trouvent derrière lui.

http://baromesnil.canalblog.com

31 août 1943 crash du B17 de la plaine de Brunville

 

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Le Tréport 5 et 6 septembre 1944.  

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(collection: Alexis Goullet)

 

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 Vendredi 31 août.

Commemoration au Monument aux Morts

à la Colombe de la Paix au Tréport.

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Discours de monsieur Laurent Jacques maire de la ville du Tréport.

 

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Inauguration du camp.

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Samedi 1er Septembre

Spectacle dynamique sur le camp.

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La visite du camp.

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 Samedi 1er septembre 2018

Commémoration au Monument aux Morts

de Mers-les-Bains

Place du marché.

 

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M. Emmanuel MAQUET député de la 3ème circonscription de la somme, M. Michel DELEPINE maire de Mers-les-Bains, M. LAURENT Jacques maire de la ville du Tréport.

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Dépôt de gerbes au Mémorial des Canadiens

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M. le Président des Anciens Combattants de Mers-les-Bains, M. Jacques LAURENT maire du Tréport, M. Michel DELEPINE maire de Mers-les-Bains, M. Yves DERRIEN maire de la ville d'EU.

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Dépôt de gerbes au Monument aux Morts

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Superbe discours de M. Michel DELEPINE relatant les récits du livre de madame Jeanne VANDERSCHOOTEN et monsieur Roland JOUAULT avec qui j'avais des discutions interminables sur la résistance de notre région, n'oublions pas René CHAPELLE, FTP, dit "Pépé" qui fera tout auprès de Dominique POMCHARDIER  (SOE) pour faire intervenir la Royal Air Force sur la prison d'Amiens "Opération JERICO" afin de sauver son adjoint Jean BEAURAIN et Roger LHEUREUX.

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Souvenir d'une très belle journée avec monsieur JOUAULT.

 

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Départ du défilé des véhicules vers le camp militaire. 

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2 septembre 2018

Commémoration dépôt de gerbes

à la stèle des canadiens

et au Monument aux Morts

Place du Général de Gaulle - EU

 

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Retour au camp militaire.

 

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Une belle réussite pour le camp militaire et les cérémonies, mais une petite déception aucune personnalité canadienne aux commémorations, dommage.

 

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PARIS-NORMANDIE

 

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24 février 2020

LE 29/30 AOUT 1941 UN HAMPDEN SE CRASH PRES D'ABBEVILLE

RAF

 

Le 29/30 Août 1941

 

un Handley Page Hampden

 

AD839 - VN

 

du 50e Squadron

 

s'écrase près d'Abbeville

 

carte Scan (712)

 

carte Scan (709)

Handley Page Hampden.

La famille Procter recherche à trouver plus d'informations sur leur oncle le Sgt Pilote John Gordon Procter. Il est décédé avec les 3 autres membres de son équipage, lorsque l'avion s'est écrasé quelque part autour d'Abbeville (Nord-Est) pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous n'avons jamais connu de détails sur où et pourquoi l'avion s'est écrasé, juste qu'il "n'a pas pu revenir" de la mission.

carte Scan (710)

Sgt Navigateur/bombardier, John Gordon Procter.

Base RAF de Swinderby.

- Mission du 29 au 30 août 1941: Quai de Francfort. Quatorze avions du 50e Squadron furent chargés de bombarder les quais de Francfort. L'un d'eux ne revint pas: le Hampden AD839-VN, qui avait décollé de la base de Swinderby à 21 h 45. L'équipage de l'AD839-VN était composé du :  745663 Sgt Léonard Cyril Turner RAFVR (pilote 21 ans),1162796 Sgt John Gordon Procter, RAF (navigateur/bombardier , 26 ans)923863 Sgt Robert Victor Urpeth RAFVR ( Wop/ Air-Gunner, 24 ans) et 1050344 Sgt Thomas Henry Willis, RAFVR (Wop/ Air-Gunner). Deux repères ont été donnés par la RAF Sealand, Cheshire, qui a placé cet avion au-dessus du nord-est de la France. On n'a plus rien entendu de lui. L'avion peut s'être écrasé près d'Abbeville, département de la Somme (à des coordonnées approximatives: 50°06'21"N 1°50'09"E) Les quatre membres d'équipages ont été tués. Tous sont enterrés dans l'extension du cimetière communal d'Abbeville.

GORDON PROCTER 0303 (3)

 

SEALAND a donné deux correctifs qui ont mis cet avion au-dessus du Nord-Est  de la France. 

Certificat GORDON PROCTER CWGC (4)

Cimetière militaire d'Abbeville. 

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Pilote: Sgt  Léonard Cyril TURNER.

 

RAF GORDON PROCTER 037 (4)

 

Pilote: Sgt Jhon Gordon PROCTER. 

RAF GORDON PROCTER 037 (7)

 

WOP / AG. Sgt Robert Victor URPETH.

WOP / AG. Sgt Thomas Henry WILLIS.

AVIS DE RECHERCHE DE LA FAMILLE PROCTER - HALIFAX GROUPES LOURDS FRANCAIS SQUADRONS 346 et 347 R.A.F

du Sgt Pilote John GORDON PROCTER (connu sous le nom de Gordon) Pilote: Sgt John Gordon Procter, du 50e Squadron Tué au combat le 30 août 1941 à l'âge de 26 ans. Mission: Les quais de Francfort en Allemagne.

http://halifax346et347.canalblog.com

carte Scan (711)

Les recherches avancent à grand pas grâce à Pierre BEN, Emmanuel BERLE et Alexis BRUMENT.

Somme Aviation 39-45 - Accueil

Accueil, - Accueil, Aéronautique, Somme Aviation 39-45, WARLOY BAILLON, 80300, modifié le : 6/12/2012

https://www.somme-aviation-39-45.fr

IGNF_PVA_1-0__1947-09-16__C2207-0031_1947_F2207-2307_0070

Localisation du lieu du crash Yaucourt-Bussus, photo aérienne de 1947.

(Source: Alexis BRUMENT)

Recherche de France-Crashes 39-45

Crash du Hampden - Mk.I - s/n AD839 VN°? Fiche France-Crashes 39-45 modifiée le 08-09-2014 Date Nation Département Unité - Mission 30-08-1941 Angleterre/Common.

http://francecrashes39-45.net

1947 - 2

InkedCapture d’écran 2021-01-01 204200_LI (1)

Lieu présumé du crash de l'avion.

(Source: Emmanuel BERLE)

Fiche 12321 = Page 172_001 (1)

Croix Rouge 5-02-1942 (1)

 

Documents Abbeville (2)

(source: Emmanuel BERLE)
 

(A SUIVRE) 

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4 février 2012

TERRAIN D'AVIATION ALLEMAND (Baromesnil-Etocquigny)

Terrain d'aviation Allemand

Baromesnil-Etocquigny

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Vue aérienne prise en 1947.

(collection: Gilbert SALA)

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Renseignement de monsieur Jacques Cahon la tour de contrôle du terrain d'aviation allemand était installée sur la terrasse de sa maison.

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Situé sur cette position, une vue imprenable sur le terrain. 

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Le terrain d'aviation allemand se trouvait près des grands arbres au centre de la photo.

 

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(Collection: Jean-Luc DRON)

 

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Situation du terrain côté Baromesnil.

Vendredi 10/05/2013

(collection: Ducastelle Philippe)

La rangée de peupliers se situait en bordure du champ de colza en jaune, et le terrain probablement sur la partie plate à gauche en vert "champ de blé".

 

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(collection: Jean-Luc DRON)

 

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(collection: Gilbert SALA)

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Situation du terrain côté Etocquigny.

Vendredi 10/05/2013

(collection: Ducastelle Philippe)

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Pour le plaisir des yeux un combat aérien factice à Etocquigny de Gilbert SALA.

 

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Plan du terrain dessiné à main levée par Monsieur Jean Heux.

 

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Reconstitution du terrain d'aviation allemand ??

(collection: Gilbert SALA) 

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(collection: Jean-Luc DRON)

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Jeudi 2/05/2013

(collection: Ducastelle Philippe)

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(collection: Jean-Luc DRON)

3 allemands au repos sur le terrain d'aviation de Baromesnil-Etocquigny, probablement l'emplacement de la première D.C.A. 2 tubes sur les terres de Baromesnil, on aperçoit sur la gauche de la photo les peupliers d'Etocquigny.

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Voici quelques photos de l'emplacement du terrain allemand sous la neige 05/02/2012.

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terrain allemand étocquigny

Me109 terrain allemand Etocquigny août 1940.  

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Situation du terrain côté Baromesnil.

013 

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Vendredi 10/05/2013

(collection: Ducastelle Philippe)

Lors de la réalisation du terrain, Mr LEDOUX qui était propriétaire d'une grosse presse, fut réquisitionné par les allemands pour faucher la piste et les terres qui étaient en culture a proximité de la piste pour réaliser des gros ballots qui servirent à la construction des abris pour les avions le long des peupliers. 

terrain allemand étocquigny (2)

Terrain allemand Etocquigny août 1940. 

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terrain allemand étocquigny (3)

 Etocquigny août 1940.

Messerschmitt Bf 109 E-3 de la cinquième saison (ou du groupe II) de la JG3 "Udet"

La Jagdgeschwader 3 (JG3) (3ème escadron de chasse) surnommée "Udet" est une unité de chasseurs de la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre Mondiale. L'unité fut baptisée en l'honneur d'Ernst Udet, mort en 1941.

Dans ce laps de temps le groupe 3 5./JG a été dans les stations suivantes, à partir du 23/06/1940 à Brombos, du 08/07/1940 à Wierre-au-bois et du 23/09/1940 à Arques. 

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(collection: DUCAPHIL 05/02/2012) 

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Etocquigny août 1940, terrain d'aviation allemand.

Messerschmitt Bf 109 E-3 de la cinquième saison(où du groupe II) de la JG3 "Udet"

(collection: Jean-Luc DRON) 

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(collection: Ducastelle Philippe)

baromesnil terrain allemand étocquigny

(collection: Jean-Luc DRON)

 

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Les deux officiers commandant de la JG3 "Udet" étaient logés à St Sulpice au 1er étage de cette maison (Mr Albert FACHE en 1940). Commandant de la JG3, Hauptmann: Eric von Selle 1/2/40 - 30/9/40.

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La cantine.

(collection: Jean-Luc DRON)

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(collection: Jean-Luc DRON)

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Soldats Allemands à Baromesnil.

(collection: Jean-Luc DRON)

(A SUIVRE)

5 août 2009

L'AGRICULTURE EN 2009

BAROMESNIL

L'AGRICULTURE

EN 2009

FAMILLE BRASSEUR

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(collection: Daniel CARPENTIER)

de gauche à droite:

Madame Paulette BRASSEUR, Monsieur Roger BRASSEUR,

Nicole BRASSEUR, Jacques BRASSEUR, Paule BRASSEUR.

010

Baromesnil le 05.08.2009.

(collection: DUCAPHIL)

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(collection: Daniel CARPENTIER)

J'ai d'excellents souvenirs de Monsieur Jacques BRASSEUR, le papa d'un de nos derniers Agriculteur du village Hervé BRASSEUR.

De gauche à droite:

Nicole BRASSEUR, Jacques BRASSEUR, Paule BRASSEUR.

 

012

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 05.08.2009.

Monsieur Hervé BRASSEUR un des dernier Agriculteur du village.

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(collection: Daniel CARPENTIER)

Année 1958

Nicole BRASSEUR, Jacques BRASSEUR, Paule BRASSEUR.

013

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 05.08.2009.

014

Monsieur Marc PAPIN.

Baromesnil le 05.08.2009.

(collection: DUCAPHIL)

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 05.08.2009.

006

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 06.08.2009.

001

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

024

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

001

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 05.08.2009.

Monsieur Gérard POLLET le conducteur de la moissonneuse.

002

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 05.08.2009.

Monsieur Gérard POLLET Agriculteur du hameau d'ETOCQUIGNY le 05.08.2009 jour de moisson sur le territoire de la commune de BAROMESNIL.

009

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 05.08.2009.

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Saint-Martin-le-Gaillard (S-Inf) L'ancien château d'Etocquigny.

(philippin à Criel-sur-mer)

(collection: DUCAPHIL)

015

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 05.08.2009.

E.A.R.L. Gérard GUERRIER Exploitant Agricole à AUQUEMESNIL, la moisson a BAROMESNIL.

 

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 05.08.2009.

E.A.R.L. Gérard GUERRIER Agriculteur à Auquemesnil.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 05.08.2009.

E.A.R.L. Gérard GUERRIER.

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Baromesnil le 6 août 2009.

Christian BELLENGREVILLE le fils de mon ami Emile.

(collection: DUCAPHIL)

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 06.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 06.08.2009.

012

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 06.08.2009.

015

Richard BELLENGREVILLE en plein travail, le deuxième fils de mon ami Emile.

Baromesnil le 06.08.2009.

(collection: DUCAPHIL)

017

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 06.08.2009.

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Richard BELLENGREVILLE, Christian BELLENGREVILLE.

Baromesnil le 06.08.2009.

(collection: DUCAPHIL)

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Richard BELLENGREVILLE.

Baromesnil le 06.08.2009.

(collection: DUCAPHIL)

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Mr FOURNOT Michel. Ancien Garagiste du village.

Baromesnil le 06.08.2009.

(collection: DUCAPHIL)

023

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 06.08.2009.

024

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 06.08.2009.

 

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

 

035

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

Monsieur Pierre BOE Agriculteur du hameau de la BOURDAINE (Commune de St Rémy-Boscrocourt) jour de moisson sur la Commune de Baromesnil, avec une superbe machine en démonstration "NEW HOLLAND".

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

003

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009

005

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

007

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

009

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

010

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

011

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009

012

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009

013

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009

014

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

Alain BOE, Entreprise de charpente en bois, Promoteur,Constructeur.(Baromesnil)

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

Exploitation Agricole de Mr Pierre BOE, a droite sur la photo.

016

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

015

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

018

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

019

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

020

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

021

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

Exploitation Agricole de Mr Pierre BOE.

022

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

023

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 19.08.2009.

LA RECOLTE DU LIN

398

(collection: DUCAPHIL)

Etocquigny 16.08.2009.

Monsieur Stéphane TESSON Agriculteur du Hameau d'Etoquigny commune de St Martin-le-Gaillard, un voisin très proche de la commune.

399

(collection: DUCAPHIL)

Etocquigny 16.08.2009

Exploitation Agricole de Monsieur Stéphane TESSON.

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(collection: DUCAPHIL)

Etocquigny le 16.08.2009

Exploitation Agricole de Monsieur Stéphane TESSON.

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(collection: DUCAPHIL)

Etocquigny 16.08.2009

Exploitation Agricole de Monsieur Stéphane TESSON.

402

(collection: DUCAPHIL)

Etocquigny le 16.08.2009

Exploitation Agricole de Monsieur Stéphane TESSON.

403

(collection: DUCAPHIL)

Etocquigny le 16.08.2009.

Exploitation Agricole de Monsieur Stéphane TESSON.

404

(collection: DUCAPHIL)

Etocquigny le 16.08.2009.

Exploitation Agricole de Monsieur Stéphane TESSON.

405

(collection: DUCAPHIL)

Etocquigny le 16.08.2009.

Exploitation Agricole de Monsieur Stéphane TESSON.

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(collection:DUCAPHIL)

Etocquigny le 16.08.2009.

Exploitation Agricole de Monsieur Stéphane TESSON.

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(collection: DUCAPHIL)

Etocquigny le 16.08.2009.

Monsieur Stéphane TESSON.

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(collection: DUCAPHIL)

Etocquigny le 16.08.2009

Monsieur TESSON Fils?

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(collection: DUCAPHIL)

Etocquigny le 16.08.2009.

Exploitation Agricole de Monsieur Stéphane TESSON.

BAROMESNIL

LA RECOLTE DU LIN

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(collection:DUCAPHIL)

Baromesnil le 16.08.2009

Un beau souvenir pour le village Messieurs COULOMBEL père et fils

Christian COULOMBEL, Jérome COULOMBEL.

Exploitant Agricole à Monchy-sur-Eu, qui cultive les terres de Monsieur Daniel CARPENTIER mon militaire du 41e R.T.

410

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 16.08.2009.

411

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 16.08.2009.

412

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 16.08.2009

Jerome COULOMBEL

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 16.08.2009.

414

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 16.08.2009.

415

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 16.08.2009.

416

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 16.08.2009

Exploitant Agricole à Monchy-sur-Eu Monsieur Emerique LEGAY.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 16.08.2009.

Jérome COULOMBEL

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 16.08.2009

Au centre de la photo Monsieur Daniel CARPENTIER grace a lui j'ai réussi a réunir beaucoup de documents sur le village

Merci Monsieur CARPENTIER.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 16.08.2009.

Exploitation Agricole de Monsieur Christian COULOMBEL et Monsieur Emerique LEGAY, de Monchy-sur-Eu.

LA RECOLTE DU LIN

A BAROMESNIL

LE 21.08.2009

Exploitation Agricole de Mr Philippe LEDOUX.

Agriculteur à Monchy-sur-Eu.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

Exploitation Agricole de Monsieur Philippe LEDOUX.

La récolte du Lin par l'Entreprise DECLERC.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

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(collection:DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

011

(collection:DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

012

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

013

(collection:DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

 

014

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

015

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

016

(collection:DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

017

(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

Exploitation Agricole de Monsieur Philippe LEDOUX au centre de la photo, a gauche Monsieur ?? ??.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

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(collection:DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

Une panne mécanique, le changement d'une chaîne d'entrainement.

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(collection: DUCAPHIL)

Baromesnil le 21.08.2009.

A SUIVRE

 

 

9 août 2009

LES SPORTS A BAROMESNIL

COMMUNE DE BAROMESNIL

REGLEMENT

DU CONCOURS DE TAMIS

DU 19 JUIN 1898

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Tambour de Monsieur Alfred CARPENTIER

(collection: Odette DEVILLEPOIX)

Art.1 Les amateurs de Tamis de BAROMESNIL organisent, sous le patronage de la Municipalité et sous la Présidence de Mr ESTANCELIN, Louis,Maire, Chevalier de la Légion d'Honneur, un concours qui aura lieu à BAROMESNIL le 19 Juin 1898 entre parties livrant à la main nue, au tamis, ou au tambour.

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Art.2 Les parties inscrites dans un delai indiqué par la lettre d'invitation,seront seules admises à concourir et devront être présentes lors du tirage au sort qui aura lieu à 10 h du matin; a défaut ces sociétés devront être représentées au moment du tirage par un membre délégué.

Art.3 Les parties livrant à main nue prendront une avance de 5m de la ligne déterminée pour les joueurs livrant indistinctement au tamis ou au tambour.

Art.4 Avant le tirage au sort le Directeur de la partie remettra à la Commission le nom de ses joueurs qui ne pourront plus être changés. Le chef de partie reste libre de faire tous changements utiles pour le bien de sa société dans le placement de ses joueurs. C'est aussi à lui seul qu'incombe le soin de désigner le joueur qui doit livrer  dans la même épreuve un joueur ne pourra livrer 2 fois.

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(collection: Odette DEVILLEPOIX)

Art.5 Chaque partie sera composée au plus de 9 joueurs et au moins de 8 jouant habituellement ensemble ou habitant le même lieu.

Si une partie composée de 9 joueurs se trouve par le sort appelée à concourir avec une partie composée seulement de 8 joueurs, le neuvième joueur ne livrera pas.

Art.6 Les conditions qui précèdent étant remplies il sera procédé au tirage au sort pour la 1re épreuve et ce par lettre alphabétique. Le N°1 jouera contre 2 le N°3 contre 4 et ainsi de suite.

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(collection: Noel CARPENTIER)

Baromesnil Tamis de la famille Albert CARPENTIER père et fils.

Art.7 En cas de parties impaires, prenons 13 par exemple la Société qui au sort tirera le N°13 sera déclarée vainqueur du jour. Les 12 premiers N° combattront entre eux, il restera 6 gagnants plus le N°13 total 7 Sociétés. Au second tirage entre ces 7 parties et avant de mettre le N°7 dans l'urne, on fera tirer le N°13 qui n'a pas encore pris part au concours. Cette Société prendra un des 6 premiers N° et sera ainsi certaine de combattre; le N°7 étant déposé dans l'urne les 6 Sociétés tireront au sort et comme la 1re fois la partie qui amènera le N°7 sera vainqueur sans jouer.

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(collection: Noel CARPENTIER)

Baromesnil: Tamis de la famille Albert CARPENTIER père et fils.

Nouvelle lutte et 3 vainqueurs plus le N°7 = Total 4 Sociétés ---- Concours qui rentre dans le cas général.

Si en terminant 3 Sociétés restaient en présence: le N°1  jouerait avec N°2

                                                                           -- N°1   jouerait avec N°3

                                                                           -- N°2  jouerait avec N°3

Chaque Société ayant joué 2 fois le 1er Prix sera attribué à la société qui aura obtenu le plus de points.

Cette combinaison permet de ne plus faire rentrer dans le concours une Société déjà vaincue.

Art.8 La 1ere épreuve aura lieu en un nombre de jeux que la commission décidera à l'ouverture du concours.

Art.9 Comptera 15 pour l'une ou l'autre des parties suivant le cas:

1° Toute balle qui tombera dans les limites du jeu et de la corde

2° Toute balle touchée par deux joueurs de la même partie.

3° Toute balle retenue sur l'homme.

4° Pour tout joueur qui en livrant dépassera la limite indiquée pour livrer.

Art.10 Si une balle frappe par derrière un joueur de la même partie, cette balle sera marquée à l'endroit où elle s'arrêtera, la partie adverse comptera 15 si le joueur reçoit cette balle pardevant.

Art.11 Toute balle restant dans le tambour sera nulle. Toute balle prise au 1er bond sera considérée comme étant à volée.

Art.12 Les marqueurs devront exactement fixer la marque à la balle même.

Art.13 Les balles seront uniformes et devront être fournies par la commission et payées par les Sociétés.

Art.14 Toute discussion relative au jeu sera entendue et jugée sans appel par la commission. Les chefs de partie seuls seront entendus par la commission. Toute Société qui ne s'inclinera pas devant la décision du jury ou qui abandonnera la partie, sera exclue du Concours. La partie adverse restant au jeu sera déclarée de droit vainqueur.

Art.15 L'accés des jeux est défendu à toute personne étrangère. En cas d'accident le Comité ne saurait être responsable.

Art.16 Le lancement de la balle doit se faire au moment même de l'avertissement.

Pour tous cas imprévus la Commission statuerz suivant les usages de la Localité.

Le Comité.

(collection: Jean-luc DRON)

"la suite des équipes sur le site suivant de Jean-Luc DRON"

http://jeanluc.dron.free.fr

002

(collection: Noel CARPENTIER)

Baromesnil le 22.08.2009

Les marqueurs qui servaient a pointer l'emplacement de l'impact de la balle au sol.

Je remercie tout particulièrement Monsieur Noel CARPENTIER qui m'a offert ces deux marqueurs du jeu de balle au tamis, un document supplémentaire pour l'histoire du village.

"ont-il été utilisés en 1898??."

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(collection: Noel CARPENTIER)

Baromesnil: Tamis de la famille Albert CARPENTIER père et fils.

 

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Concours à Baromesnil le 25 juin 1955, obtient le 3ème prix.

 

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En 1926

Société de balle au tambour

de Saint-Rémy-Boscrocourt

 

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 Concours à Monchy le 24 juillet 1949, Baromesnil obtient le 2ème prix.

043

 Concours à Réalcamps le 5 août 1951, Baromesnil obtient le 2ème prix.

 

 

11 août 2009

ESTANCELIN GENERAL DE L'ARMEE AUXILIAIRE

ESTANCELIN

GENERAL DE L'ARMEE

AUXILIAIRE

1870

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LA FUITE DE LA DUCHESSE de MONTPENSIER

L'INCIDENT D'ABBEVILLE.

Le départ de la duchesse de Montpensier a été plus accidenté, il me semble. J'ai entendu raconter que, comme celle des tantes de Louis XVI, sa voiture a été arrêtée à Abbeville, et que, sans la présence d'esprit d'un homme bien connu dans la politique, M. ESTANCELIN, elle eût pu être la victime des conséquences du mouvement politique révolutionnaire qui venait d'éclater à Paris.

Je voudrais bien connaître la vérité pour compléter le petit travail historique que, grâce à votre concours si utile, je puis écrire avec la certitude de dire vrai.

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Madame la Duchesse de Montpensier à Abbeville.

(25 février 1848)

Je ne sais rien, à ce sujet, que ce que vous pouvez savoir vous-mêmes; mais le plus simple serait de vous adresser à M. ESTANCELIN en personne... s'il n'est pas encore mort...,car les acteurs ou les spectateurs des évènements de cette date néfaste du 24 février commencent à être rares.

Il habite la Normandie, ne fait pas partie du club; si vous voulez son adresse, ayez recours au FIGARO; j'y ai lu de lui des articles qui ne manquaient pas d'intérêt, et qui m'ont d'autant plus frappé qu'ils me rappelaient les circonstances dans lesquelles j'avais fait sa connaissance:

C'était au Mans, dans la nuit qui suivit l'arrivée du général CHANZY; j'avais, à cette époque, quoique fort ébréché, repris du service, et je fis cette retraite, si belle mais si pénible, qui nous conduisit jusqu"au Mans.

J'avais à parler au général et l'on me répondit qu'il était en conférence avec le général ESTANCELIN, qui commandait dans les départements de la Normandie.

Le général CHANZY me reçut néanmoins (je le connaissais de longue date); il m'invita à prendre une tasse de café avec lui; j'en avais bien besoin, car il faisait un froid de chien.

Je suis resté quelques instants et j'ai causé avec le général ESTANCELIN, celui qu'on a appelé à la chambre: le jeune ESTANCELIN,et qui était terrible par ses interpellations.

C'est un grand gaillard qui a prés de six pieds, à l'air hardi.Il a montré, pendant la guerre, un courage et un talent d'organisation remarquables. C'est lui, vous le savez, qui a fait Robert le Fort.

Il a une bonne figure qui indique un joyeux et gai compagnon, ou je serai bien trompé.

Il habite en Normandie, je ne sais plus où... Mais adressez-vous au FIGARO, vous saurez où il demeure et vous lui écrirez; c'est, je le répète, ce qu'il y a de plus simple.

Vous avez raison, c'est une bonne idée.

Quelques mois après, de retour à Paris, m'occupant à compléter, par la lecture des documents officiels, le récit du colonel de X..., je me souvins de sa recommandation, et, passant au FIGARO, j'appris que le château habité par M. ESTANCELIN était situé dans une commune rurale des environs d'Eu: BAROMESNIL.

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Chateau du Général ESTANCELIN.

(collection: Ducastelle Philippe)

La pensée de visiter le château d'Eu, que je ne connaissais pas, et le désir de causer avec un homme dont le nom et le passé politique et militaire sont si connus, me firent prendre la résolution de faire une course en Normandie.

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Château d'Eu le petit salon.

(collection: Ducastelle Philippe)

J'écrivis un mot à M. ESTANCELIN pour lui demander un rendez-vous, qui me fut accordé avec le plus gracieux empressement.

Malheureusement, je ne pus pas quitter Paris au jour convenu; j'écrivis pour m'excuser et remettre au lendemain. Mais j'avais compté sans les délais du service postal rural, et ma lettre n'arriva qu'après ma visite; de sorte que, lorsque je me présentai à BAROMESNIL, le domestique qui me reçut me répondit: "Monsieur est à la chasse."

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Le général ESTANCELIN la chasse du bois du Tôt.

Il faut vous dire que j'étais arrivé à Eu par une pluie battante, qui continuait.

C'est une chasse au marais? dis-je en souriant.

Non Monsieur, - me répondit sérieusement le domestique,(Jules BEAURAIN) - Monsieur chasse en forêt (il n'avait pas compris),

"Monsieur chasse par tous les temps"

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(collection: Ducastelle Philippe)

Le château d'Eu le 20.08.2009.

Eh bien - me dis-je à part moi - je suis bien avancé. J'étais venu pour visiter le château d'Eu; on ne le visite plus depuis le départ du comte de Paris, et cette demeure royale fermée, avec l'herbe poussant devant ses grilles, a l'air de porter le deuil des absents.

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(collection: Ducastelle Philippe)

Le château du Comte de PARIS.

M. ESTANCELIN est absent aussi... Joli voyage!...

Pour venir d'Eu à BAROMESNIL, dix kilomètres, j'avais pris un véhicule sur la place d'Eu. Il parait que les jours de pluie sont rares dans ce pays-là, car ce véhicule a des rideaux, sans la moindre lucarne, et, quand ils sont baissés, on ne voit ni ciel ni terre, comme dans les coches du temps du bon roi Henri, alors que les mantelets étaient baissés.

Et quand Monsieur ESTANCELIN rentre-t-il?

A la nuit.

Le domestique, sur ma bonne mine, je suppose, me dit:

Si Monsieur veut entrer dans la bibliothèque et attendre, il y a des journeaux et des livres.

Il faut prendre son mal en patience et me voilà condamné à une aprés-midi perdue.

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(collection: Ducastelle Philippe)

Portrait du roi LOUIS-PHILIPPE Ier, exilé au chateau de CLAREMONT en Angleterre en 1850.

Dans le vestibule où lieu de colloque, je vis des bois de cerfs où étaient accrochées des trompes de chasse; dans d'autres panneaux, divers tableaux et portraits, entre autres un du roi Louis-Philippe (assez médiocre ,du reste); de l'autre côté, un tableau représentant une course de taureaux en Espagne, et je lus au-dessus une inscription sur un écusson doré, qui en indiquait la provenance.

A MONSIEUR ESTANCELIN

LA COMTESSE DE PARIS

Souvenir de son père

Le Duc de Montpensier.

En traversant le salon qui fait suite, je vis sur un bureau de boule un groupe représentant le combat d'un serpent et d'un dragon; les armes de la ville de Tours au-dessous. Le tout posé, sur un socle d'ébène, d'où ressortait une plaque d'argent où je lus ces mots:

A MONSIEUR ESTANCELIN

Hommage et Souvenir des Royalistes de Touraine

19 Juillet 1885.

On me fit entrer dans une bibliothèque, dont les rayons peuvent contenir 12 ou 15.000 volumes, s'étandant du parquet au plafond. Des tables chargées de journeaux, de dossiers et de livres: Talleyrand, Marbot, Hyde de Neuville, ect.. ect..., toutes les nouveautés.

Une grande cheminée de bois sculté, avec une superbe pendule de vieux boule, et, sur une table de travail, un grand encrier de bronze représentant le Penseur de Michel-Ange, avec cette inscription sur le socle:

A. ESTANCELIN

L'éloquent Défenseur des Proscrits.

2 Juillet 1870.

Plus loin, sur un bureau, un grand portrait de Madame la comtesse de Paris, dans un magnifique cadre orné de fleurs de lys d'or, avec ces vers dont j'ai pris copie:

A son aspect charmant, et de reine et de femme,

A l'aimable regard, au sourire enchanteur,

On pressent les trésors que renferme son âme,

Toujours compatissante à l'humaine douleur.

 

Son Peuple le sait bien: la couronne de France

Est faite pour son front doux et fier à la fois;

Dieu, qui donne aux Elus le charme et la puissance,

A comblé de ses dons la Fille de nos Rois !

 

D'un règne glorieux, voyons-y le présage.

Son esprit sûr et droit, son jugement si sage,

Recherchant l'ami vrai, fuyant le courtisan,

Feront vite oublier ce triste et vieil adage

Q'un poète adressait aux puissants d'un autre âge:

" Le flatteur qui nous perd est mieux venu souvent

" Que l'ami qui nous sauve en nous désapprouvant !"

Mot profond, mais cruel, et que son coeur dément !

Il sont jolis ces vers, et comme ils sont vrais !

Le flatteur qui nous perd est mieux venu souvent

Que l'ami qui nous sauve en nous désapprouvant !

Ils devraient être peints dans le cabinet de travail de tous les souverains.

Les journeaux ne manquaient pas et les heures passèrent, et déjà il faisait nuit quand le maître du logis arriva.

C'était bien celui que m'avait dépeint le colonel de X...

Prés de six pieds et encore un air de jeunesse, qui tenait peut-être à la clarté adoucie des lampes.

Pardon de vous avoir fait attendre, mais c'est en rentrant que je viens de trouver votre lettre, et il m'a fallu changer pour être présentable; je suis maintenant tout à votre disposition.

Je venais pour avoir de vous des détails sur la fuite de la duchesse de Montpensier, que vous avez sauvée au moment de la Révolution de Février.

Je n'ai pas sauvé la duchesse de Montpensier, car elle n'a jamais, que je sache, couru un vrai danger; j'ai pu, peut-être, lui éviter quelques ennuis de voyage... et c'est tout !

J'avais commencé la vie d'un homme de fort bonne heure: à 18 ans, je fus nommé chef de bataillon de la Garde nationale; à 22 ans, j'étais marié et attaché d'ambassade; à 26 ans, j'étais représentant du peuple.

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(collection: Ducastelle Philippe)

S.A.R. Madame la Duchesse de Montpensier.

(1848)

003

 

Registre d'état civil de la ville d'Eu

acte n° 120 de l'année 1821.

L 14/9/1821: Mr Eugène Augustin Le Fournier d'Yauville est décédé le jour d'hier, propriétaire, 75 ans, né à Versailles le 26/8/1746, demeurant à Eu, place du Touquet, fils de Jacques Le Fournier d'Yauville, en sont vivant 1er veneur du roi et de dame Marie Madeleine Dourlens de Sérival, sur la déclaration du Sieur Laurent Dominique du Roy, propriétaire domicilié en cette ville grande rue, 62 ans et par le Sieur François Augustin Gourdin, aussi propriétaire en cette ville, rue Haute Chaussée, 55 ans.

(Source: Madame Françoise Lallemand)

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(collection: Ducastelle Philippe)

J'eus un fils que j'ai eu la douleur de perdre. Le duc et la duchesse de montpensier voulurent bien être le parrain et la marraine. C'était un peu tradition de famille, car le cher oncle qui me déshérita était le filleul du duc de Penthièvre et de la malheureuse princesse de Lamballe, dont mon grand-oncle, le chevalier d'Yauville, était écuyer. Il fut couvert de son sang aux journées d'Octobre.

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(collection: Ducastelle Philippe)

Ce fut un nouveau lien entre le duc de Montpensier et moi, et la jeune Princesse me traita comme le meilleur ami de son mari.

Cette superbe coupe en cristal de roche, que vous voyez sur ma cheminée, me fut donnée, alors, par les Princes, en souvenir de cette cérémonie de famille.

022

Général ESTANCELIN

Tenez, j'ai là un carton rempli de tous les journaux qui ont parlé, le lendemain, de cette séance du 2 juillet, et vous allez voir la vérité de ce que je vous dis.

Et M. ESTANCELIN prit un des casiers de sa bibliothèque, d'où s'échappa un foule de journaux, les uns encore vivants, les autres ayant disparu sans laisser de traces de leur passage:

LE FIGARO, LE GAULOIS, LA GAZETTE DE FRANCE, L'UNION, LE PARLEMENT, L'HISTOIRE, LA CLOCHE, LA LIBERTE, LE CONSTITUTIONNEL, L'OPINION NATIONALE, LE RAPPEL, LA PRESSE, L'UNIVERS, LE FRANCAIS, PARIS-JOURNAL, LE TEMPS, LE PUBLIC, LA PATRIE, L'AVENIR NATIONAL, LE SIECLE, LE SOIR, LA FRANCE, LE MONDE, LE JOURNAL DE PARIS, LE MONITEUR et le CENTRE-GAUCHE.

C'était un inventaire politique assez curieux que cette revue rétrospective, où les morts étaient mêlés aux vivants. Nous les parcourûmes, et je fus frappé de leur intérêt.

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(collection: Ducastelle Philippe)

A l'exception de M. Grévy, toute l'opposition d'alors appuyait la demande des Princes d'Orléans. Ils devenaient la tête de colonne, bien autrement dangereuse pour l'Empire que les attaques des républicains; et, je dois le dire, l'unanimité des journeaux à constater l'immense succés de M. ESTANCELIN m'a prouvé la force des souvenirs laissés par la famille d'Orléans.

Vous me permettez de prendre quelques copies partielles?...

Tout ce que vous voudrez.

Et dans le tas, au hasard, je puise:

LE CENTRE GAUCHE

L'enseignement de la séance d'hier a été aussi profond que nous l'avions prévu.

Les Princes d'Orléans en seront consolés, car, pour la première fois depuis vingt-deux ans, une place s'est ouverte dans tous les esprits, pour le Gouvernement de la France, entre la République et l'Empire.

Le discours de M. ESTANCELIN , il faut le lire en entier. - Le compte-rendu officiel contiendra en même temps que les nobles paroles prononcées par l'orateur, des citations curieuses, conviant à des rapprochement que, dans sa modération, l'orateur a dédaigné de faire...

Ce que ne peut rendre la sténographie, c'est l'émotion violente de l'orateur et de la chambre; il peut se vanter d'avoir ému tous ceux qui l'ont entendu, tant l'émotion sincère est communicative.

C'est un homme de coeur... saluons !

Les hommes de coeur sont rares par le temps qui court.

Cette phrase, cent bouches l'ont murmurée dix fois pendant que M. ESTANCELIN était à la tribune.

Lorsqu'il en descendit, la plus grande partie de la Gauche se précipite à sa rencontre pour lui serrer la main, même plusieurs de ceux qui avaient résolu de s'abstenir.

LE FIGARO

Lui, publie, in extenso, aux premières pages,

la séance, et ajoute:

LISEZ ET JUGEZ.

Et M. de Villemessant écrit:

M. Thiers avait une belle occasion de racheter toutes les erreurs dont la dynastie, qui fit sa fortune, a seule porté la peine.

Son devoir était de prendre la parole au Corps législatif et de demander, avec sa puissante éloquence, la rentrée en France de ces Princes, que son incapacité politique avait précipité dans l'exil.

LE GAULOIS

Ils étaient 31 à voter en faveur de la rentrée des Princes d'Orléans, parmis lesquels M. Thiers qui n'a pas parlé !

On a su ce silence vers sept heures du soir. Avant, on ne voulait pas y croire.

M. ESTANCELIN a demandé la parole.

De tous les spectacles, le plus émouvant, à mon sens, c'est celui d'un homme énergique, viril, prêt, par tempérament, aux audacieuses entreprises et qui pourtant, sous l'impulsion d'un sentiment noble et élevé, s'attendrit et parle avec de véritables larmes dans les yeux.

Il disait sa jeunesse, où l'ami était devenu le partisan d'une cause perdue, et dans cette évocation d'un passé déjà lointain, nous sentions, nous autres des tribunes, circuler les généreuses ardeurs d'un homme dont on serait heureux de mériter l'amitié.

Il raconte une charmante anecdote sur le duc de Chartres à l'armée d'Italie; à ce passage du discours de M. ESTANCELIN, je parcours d'une lorgnette toutes les tribunes de la Chambre... Allons ! C'est bien toujours le même peuple ! Ils sont tous là, vieux, jeunes, qui se regardent, émus et craignent de le paraître... mais le sont pourtant !

Bons coeurs ! Quand ils ne gouvernent pas, ces Français.

LE PARLEMENT

Ils ont trouvé un défenseur éloquent, ces Princes d'Orléans, à l'honneur et à la probité desquels  tout le monde s'est plu à rendre hommage.

Ce n'a pas été M. Thiers;

Ce n'a pas été M. Daru;

Ca été un de leurs anciens camarades d'école, un de leurs amis, M. ESTANCELIN.

Félicitons-le de n'avoir pas trahi l'amitié; dans une circonstance aussi solennelle, son langage a été celui d'un honnête homme, chaleureux, ému, éloquent. Il m'a vivement impressionné, et ce qui émeut le coeur ne trompe jamais.

Je ne doute pas de l'impression que produira partout le discours de M. ESTANCELIN.

Il a su, aux inspiration du coeur, ajouter la force du raisonnement, et son argumentation vive, habile, péremptoire, devait demeurer sans réplique.

La réponse que le Garde des Sceaux a essayée n'a pas eu, malgré son admirable péroraison, tout l'effet qu'on attendait.

LE RAPPEL

M. ESTANCELIN a exposé la requête des Princes, simplement, avec une modération pleine de dignité et une émotion cordiale.

Cet éloquent plaidoyer pour les personnes a produit, même sur cette Chambre impérialiste, une sensation... dynastique.

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(collection: Ducastelle Philippe)

LE FRANCAIS

Qui va répondre ?

M. Thiers ou M. Jules Favre ?

Non ; ce sera M. ESTANCELIN.

Pour être éloquent, le jeune député de Dieppe n'a eu besoin que d'obéir aux élans de son coeur. Il a trouvé des accents pleins d'une émotion chaleureuse lorsqu'il a décrit les qualités des Princes et qu'il a parlé de leur exil.

Les anecdotes qu'il a racontées sur leur enfance, sur les exploits militaires du duc d'Aumale, sur le manifeste du duc de Chartres pendant la guerre d'Italie, ont profondément ému l'auditoire. Le tout a été dit avec tact et une modération tels que les plus susceptibles n'y ont trouvé rien à redire.

On se sentait heureux de voir tant de courage au service de tant de constance.

Disons-le avec M. Ollivier: le discours de M. ESTANCELIN est un de ceux qui feront le plus d'honneur à son caractère. Lui répondre n'était pas facile. M. Emile Ollivier s'est tiré de la difficulté par une argumentation qui a, sinon satisfait, du moins déterminé la majorité de la Chambre.

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(collection: Ducastelle Philippe)

LA CLOCHE

La discution va s'engager.

Le plus profond silence règne.

On voit ESTANCELIN se diriger vers la tribune.

A ce moment Kératry se lève et d'une voix forte, et que l'émotion fait vibrer de façon singulière, il adjure le Garde des Sceaux, au nom de la loyauté, au nom de l'honneur, de déclarer s'il a trouvé dans les archives gouvernementales, une seule pièce, une seule, constatant que les Princes d'Orléans ont jamais conspiré contre le pouvoir établi en France.

Rien de plus; mais ces simples mots ont produit une impression profonde à laquelle personne n'a pu se soustraire.

Ollivier n'ayant rien à répondre, déclare tout bonnement, assez lestement même, qu'il n'a rien à répondre.

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(collection: Ducastelle Philippe)

ESTANCELIN commence. Bonne attitude, très crânement campé; il est l'ami des Princes d'Orléans, il s'en glorifie et il fait l'éloge de ces Princes en termes excellents, très chaleureux, très émus, d'une émotion si communicative, que, dieu me pardonne ! à plusieurs reprises, je me  suis senti les larmes aux yeux. Quoique républicain, ennemi, par conséquent de toute race royale ou impériale, je ne m'en cache, j'ai été touché !

 

LA LIBERTE

M. ESTANCELIN monte à la tribune:

Sa voix a perdu cet accent sarcastique et narquois qu'elle affecte ordinairement.

Il est ému; il émeut même les Mameluks de la Droite.

Avec une grande éloquence et une habilité qui lui font honneur, M. ESTANCELIN a prononcé à la tribune du Corps législatif un discours qui servira mieux les présentations des quatre Princes que leur rentrée en France.

L'OPINION NATIONALE

Toutefois, ils ont été bien défendus.

C'est un beau discours, en même temps qu'un acte de courage, que le discours de M. ESTANCELIN.

Son langage a été celui d'un homme de coeur, droit et ferme, loyal et fidèle, ému jusqu'aux larmes et francs jusqu'aux aveux.

Lui, si souvent agressif et dont la parole ardente est sujette à manquer de mesure, il est resté, hier, dans une modération irréprochable, dans une élévation à la hauteur de ses sentiments et de ses convictions.

Il a obtenu le plus beau succés que puisse obtenir un orateur: l'estime sans réserve de tous et les regrets de ceux-là mêmes qui l'ont combattu.

M. le Garde des Sceaux avait sa réponse toute dictée. Ce qu'il a fait, ce qu'il a dit, était de son devoir et de sa charge;

Si lourde que fût la situation, il l'a supportée.

Dans la gauche, on s'est divisé, non sans colère. Les paroles de M. Grévy ont eu la portée d'une rupture et d'un éclat. Les irréconciliables ont affirmé la République avec des paroles impitoyables.

Le discours de M. Grévy, c'est la formule de la république de droit divin.

L'émotion a été vive, et, pendant un instant, sur les bancs de la Gauche: la discorde s'est révélée par les plus ardentes apostrophes.

LE MONITEUR UNIVERSEL

La bataille a commencé par M. ESTANCELIN; je me trompe: c'est M. de Kératry qui a tiré le premier coup de feu en interpellant directement le Ministère pour lui demander:

S'il existait dans les Archives de l'Empire une preuve quelquonque que jamais, depuis 1848, les Princes d'Orléans eussent conspiré?

Le Gouvernement n'a rien à dire, - répond M. Emile Ollivier.

Traduction: - "Nous ne voulons pas entrer les premiers en lice", ou bien - "Messieurs les Anglais tirez les premiers."

Avant de prendre part à cette discussion, je me suis demandé si je ne ferais pas mieux de garder le silence - dit d'abord M. ESTANCELIN.

Oui! Oui! - s'est écrié la droite, confirmant ainsi les dispositions qu'on avait annoncées.

(Réclamations à gauche)

Et voilà que s'éclaire la situation; on comprend que l'opposition ne se désintéresse pas dans la lutte.

Le discours de M. ESTANCELIN est un long éloge des Princes d'Orléans: tous sont de grands citoyens, chacun est un héros. L'éloge de la vertu des femmes dans la maison d'Orléans ne passe point inaperçu; en un mot, les pétitionnaires doivent une belle chandelle à leur ancien condisciple qui leur a fait, du haut de la tribune française, une réclame soignée, comme on dirait en argot parisien.

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(collection:Ducastelle Philippe)

CETTE EGLISE A ETE REEDIFIEE PAR LA PIETE ET LE CONCOURS DE SES HABITANTS EN L'AN 1896

LE Gal. ESTANCELIN MAIRE.

LE TEMPS

Il reste trop de générosité en France pour que le discours de M. ESTANCELIN, si touchant à la fois et si loyal, et les paroles émues du vieux Général Lebreton, n'y produisent pas une sansation nécessairement peu favorable aux intérêts de ceux qui n'ont pas voulu se laisser toucher, et qui ont cru devoir s'abriter derrière la raison d'Etat, contre des dangers parfaitement imaginaires.

C'est ce qu'un député trés dynastique, M. Laroche-Joubert, a eu le bon sens de comprendre et d'exprimer.

Si les Princes d'Orléans avaient voulu faire une manifestation dynastique, si leur pétition avait eu pour objet de faire naître l'occasion d'un contraste de leur attitude, si leur démarche avait été inspirée par le désir d'éveiller des sympathies nouvelles chez une nation qui répugne profondément aux doctrines impitoyables des sectaires, et qui finit toujours par se ranger du côté des opprimés, on serait en droit de dire que la séance d'hier, qui les constitue à l'état de prétendants perpétuels, a comblé tous leurs voeux et dépassé leurs espérances.

Soutenue avec une chaleur et une émotion contagieuse par M.ESTANCELIN, par les orateurs de l'opposition avec l'éloquence qu'ils apportent toujours à la défense des principes, leur prestation a encore eu cette bonne fortune de rencontrer en face d'elle les vains et cruels sophismes de l'égoîsme dynastique et de la démocratie intolérante, réunis par une terreur commune.

 

LA PRESSE

Cette séance sera mémorable. Elle était émouvante, sans être troublée.

Le débat a été digne de l'évènement. Il avait été précédé d'un rapport, parfait de convenance, rédigé par M. Dréolle.

Il a été ouvert par une adjuration éloquente d'un homme qui s'inspirait de ses plus hautes et de ses plus fidèles affections: M.ESTANCELIN.

Nous avons dit que ce n'était pas là une affaire de droit commun; il fallait encore une preuve à l'appui de cette opinion, n'est-elle pas toute entière dans cette séance?

Est-ce qu'un étranger pénétrant hier, dans cette salle comble et attentive, n'aurais pas été averti par l'émotion générale que ce n'était pas une cause ordinaire qui allait se débattre, et qu'il s'agissait de quelque intérêt supérieur à celui de simple citoyens?

Est-ce que toutes les paroles prononcées à la tribune ne réveillaient pas des souvenirs, des grandeurs, des titres, qui ne sont pas faits seulement pour remuer en nous la fibre humaine, mais qui ravivent toute notre histoire et qui font repasser devant nos yeux tout le drame de nos révolutionnaires?.

C'est noms d'Orléans et de Bourbon, qui revenaient sans cesse, touchent à la Patrie dans son passé le plus agité et le plus glorieux; et la situation particulière des Princes, fils d'un Roi que notre génération a fait connaître, ne pouvait pas rester indifférente à une Assemblée où l'on retrouve encore ceux qui les ont laissés se diriger vers l'exil, ou ceux qui les ont poussés.

Ce débat aura en Europe un grand retentissement; c'est un signe sérieux de l'apaisement des esprits, qu'il ait eu cette gravité et qu'il ait été entouré de ce calme.

On peut faire un grand éloge du vote qui l'a terminé; il a été, de la part de la chambre, l'expression libre d'une volonté réfléchie.

LA GAZETTE DE FRANCE

M. ESTANCELIN a prononcé un discours plein de mesure, de tact et de coeur; s'élevant aux plus hautes considérations de la politique, il a dit:

La Monarchie a revêtu, dans notre pays, depuis le commencement de ce siècle, des formes diverses et obéi a des principes différents.

Nous avons eu la Monarchie du droit héréditaire et la Monarchie élue, dans laquelle le suffrage du peuple sanctionne le choix d'un souverain.

M. le Comte de Chambord est la représentation la plus haute, la plus noble et la plus digne du principe d'hérédité. Il conserve précieusement intact le droit monarchique héréditaire; et, comme personne ne peut sonder les impénétrables mystères de l'avenir, qui sait s'il ne sera pas, un jour, pour le Pays, une ressource suprême?.(Mouvements divers)

Me rappelant les paroles de ce grand orateur, dont la voix dominait le tumulte de nos Assemblées, je dirai comme l'illustre Berryer, que nous regrettons tous: " Que M. le comte de Chambord ne peut rentrer en France que comme le Roi".

LE SIECLE

L'effet du discours de l'honorable député a été immense.

A diverses reprises il a fait couler les larmes sur plus d'un visage, dans les tribunes et dans la salle.

Ce n'était plus le combattant léger s'attaquant au libre-échange, le coeur avait fait de lui un grand orateur.

MESSAGER EUDOIS

DU DIMANCHE

18 DECEMBRE 1887.

UNE VISITE A M. ESTANCELIN

Comme nous l'avons dit dans notre précédent article sur le livre de M. de FLERS, nous avons voulu connaître la cause de la singulière omission qu'il avait faite en supprimant du compte rendu de la séance du 2 juillet 1870 le nom de l'orateur qui avait lu la pétition des Princes d'Orléans et prononcé, pour la défendre, un discours dont l'effet fut si considérable à l'époque.

Nous avons donc demandé à M. ESTANCELIN un interview, puisque c'est le mot consacré aujourd'hui par les reporters de la presse (pour écrire en français il va bientôt falloir absolument savoir l'anglais), et nous allons, suivant l'usage adopté, reproduire aussi complètement que possible notre conversation avec lui.

Nous avons été reçu dans sa  bibliothèque, encombrée de dossier où toutes les affaires du jour, soigneusement étudiées, nous prouvent que notre compatriote passe son temps à autre chose qu'à tirer des becasses.

Avez-vous lu le livre de M. de Flers, sur le comte de Paris?

Pas encore; je l'ai là, mais je voulais finir la Terre, de Zola, avant de le commencer.

Donc, vous n'avez pas encore lu le livre de M. de Flers.

Non.

Eh bien! il parle de la fameuse séance du 2 juillet 1870, où fut discutée la pétition des Princes d'Orléans; il publie une lettre du comte de Paris, pour remercier M. de Kératry de son intervention dans le débat, mais votre nom n'est même pas prononcé par lui!

Allons donc! Ce n'est pas possible! Kératry a dit quelques mots très nets, mais c'est moi qui ai lu la pétition des Princes et prononcé, pour la défendre, un discours qui m'a valu de nombreuses félicitations.

Je me le rappelais parfaitement, et cette inscription que je lis sous le socle de cette statue de bronze qui vous fut offerte, à ce sujet, par des habitants de Paris:

A ESTANCELIN, L'ELOQUENT DEFENSEUR DES PROSCRITS.

est une preuve matérielle de l'émotion qu'il produisit alors.

Nous examinons ensemble le passage en question. Nous n'y trouvons aucune mention de l'intervention si utile de M. ESTANCELIN.

A quoi attribuez-vous  ce silence trop absolu pour n'être pas calculé?

Mon Dieu ! les hommes, dit-on, ont toujours autour d'eux le bon et le mauvais génie. Ils écoutent plus souvent les conseils du second que les avis du premier.

Il en est de même des Rois et des Princes; ils ont des amis et des conseillers de diverses sortes, tous sont aussi dévoués, j'en ai la conviction, mais leurs avis sont absolument différents:

Le flatteur qui nous perd est mieux venu souvent

Que l'ami qui nous sauve en nous désapprouvant.

Les uns disent: Vous avez des droits, et le devoir c'est de ménager l'avenir et de songer d'abord à votre sécurité. D'autres disent: Vous avez des droits, mais vous avez des devoirs qu'il faut accomplir, sans cela les droits seront bien compromis!

Vous citez, dans votre précédent article, ce cri de Madame la Duchesse d'Orléans, disant:" Allons à la citadelle de Lille!" Elle en fut empêchée, elle, par des amis bien fidèles assurément, mais bien mal inspirés!

Si - au lieu d'avoir l'honneur d'accompagner, à cette époque, Madame la duchesse de Montpensier - j'avais été près de Madame la duchesse d'Orléans, est-ce que vous croyez que, loin de la dissuader, je n'aurais pas applaudi à une résolution qui, en sauvant la dynastie, eût sauvé la France et nous eût évité, et Sedan, et la Commune, et la République actuelle?

Les Princes ont une situation exceptionnelle. Leurs droits, les honneurs qui les entourent, les mettent hors du droit commun. Le réclamer pour eux, c'est une généreuse erreur: on ne peut pas accepter les droits et se soustraire aux devoirs. Ce serait trop commode, en vérité.

Aussi, en plaidant leur cause, en glissant sur la question de droit, j'avais surtout cherché à réveiller, dans le coeur de mes collègues et du Pays, les souvenirs personnels si vivaces pour cette famille royale si aimée... et le succés a été aussi complet que possible, car j'ai vu des larmes couler des yeux d'un des ministres de l'Empereur, pendant que je rappelais la vie des Princes qu'il avait servis.

Depuis, la même question a été traitée à la Chambre et au Sénat, au point de vue du droit seulement. Eh bien! malgré le grand talent des orateurs qui ont pris la parole, l'émotion du Pays n'a pas répondu à tout ce que l'on pouvait espérer de leur éloquence.

La France écoute plutôt la voix du coeur que celle de la froide raison, même quand elle a raison.

M. de Flers a sans doute voulu qu'on ne pût pas comparer les deux manières de servir la même cause, et je suppose que c'est là le motif de cet oubli un peu singulier pour un historien qui avait le MONITEUR sous les yeux.

Cette séance où, après un silence absolu de dix-huit ans sur les Princes d'Orléans, on entendit retentir à la tribune, en face du Gouvernement impérial, tous ces grands noms d'Orléans, Nemours, Joinville, Aumale, fut la plus importante du régime impérial, car c'était une séance dynastique; aussi, je comptrends les remerciements adressés si légitimement par le comte de Paris à M. de Kératry, et que M. de Flers a publiés.

Mais vous aussi - ai-je dit alors - avez dù recevoir des lettres des Princes à cette époque? Est-ce une indiscrétion que de vous prier de vouloir bien me les communiquer?

Je ne vois aucun inconvénient à vous les montrer.

Et M. ESTANCELIN ouvrit un grand carton fermé à clef, où se trouvaient renfermées des masses de lettres et les cartes qui lui furent adressées de tous les points de la France, à cette époque.

Tenez, voici des lettres du comte de Paris, du duc de Chartres, du prince de Joinville, du duc d'Aumale, du duc de Montpensier, etc... etc...

Et il voulut bien me les lire.

Mais elles sont admirables, ces lettres! C'est le coeur des Princes qui a parlé dans un langage qui rapelle les traits de l'esprit du Béarnais ! Ce sont des documents historiques qui ne doivent pas rester enfouis dans vos cartons, car ils sont aussi honorables pour leurs auteurs que pour celui à qui ils ont été adressés.

Permettez-moi d'en prendre copie. Quand on aura lu ces expressions si éloquentes d'une royale reconnaissance, on sera bien mal venu à parler de l'ingratitude des Princes.

Et si M. de Flers publie une nouvelle édition de son livre, il pourra la compléter avec des documents nouveaux.

LETTRE DU COMTE DE PARIS

LE 4 JUILLET 1870

YORK-HOUSE, TWICKENHAM

MIDDLESSEX.

Mon cher Monsieur ESTANCELIN,

Je vous écrit sous le coup de la plus profonde émotion.

Plusieurs personnes arrivées hier m'avaient raconté la grande impression que vous avez produite sur tous vos auditeurs, à la séance d'avant-hier.

On m'avait dit avec quelle éloquence sincère et communicative vous aviez parlé de ces Français absents, dont vous êtes venu si souvent serrer la main sur la terre d'exil. Mais elle n'avait pu m'apporter que l'image affaiblie du souffle généreux, et, j'ose le dire, vraiment patriotique, qui inspire votre magnifique discours.

Les compliments ne vous manqueront pas, vous les avez bien mérités, et je vois déjà avec joie l'hommage que vous rendent les journeaux de nuances les plus diverses et qui ne font que succéder à ceux que vous avez déjà recueullis dans la Chambre.

Mais je suis sûr que votre meilleure récompense sera dans le sentiment que vous avez fait une bonne et belle action.

Je ne puis insister sur ce que vous dites de moi, mais je vous remercie maintenant d'avoir cité le passage de ma lettre qui définissait le terrain sur lequel nous nous plaçons. En pareil cas, l'orateur qui, d'un coup d'oeil, juge la disposition des esprits, peut seul apprécier l'opportunité de pareilles citations.

Ma crainte, en vous écrivant à ce sujet, était qu'une lettre, ainsi apportée à la tribune, n'effaroucherât bien des gens. Vous qui étiez dans le feu de la lutte, vous en avez jugé autrement et vous avez bien jugé.

En pareil cas, on est heureux de trouver un ami comme vous.

Mais je suis plus à l'aise pour vous dire combien j'ai été touché de la manière dont vous avez parlé du "quatrième conspirateur".

L'épisode de la guerre d'Italie est amené d'une manière charmante, et était bien fait pour émouvoir tous ceux qui vous entendaient.

J'ajouterai, pour résumer mon sentiment, que si quelque chose pouvait consoler de l'exil, ce serait d'être défendu comme nous venons de l'être par vous. Et si je cherche à dégager une conclusion de tout ce qui s'est dit autour de la question des lois d'exil, depuis dix jours, c'est que cette question a été posée et non résolue d'une manière conforme à la justice et aux principes du droit moderne.

Et nous pouvons nous féliciter en songeant que les récentes discusions dans la presse et la Chambre auront contribué à hater le jour où l'on verra disparaître le dernier reste des moeurs politiques d'un autre temps.

L'arrêt inspiré à la Chambre par une volonté supérieure ne sera accepté par personne comme une condamnation définitive des "privilègiés".

En attendant que je puisse vous remercier de vive voix, je vous serre de loin la main et je vous prie de me croire

Votre bien affectionné,

LOUIS-PHILIPPE. d'ORLEANS.

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(collection: Ducastelle Philippe le 20.08.2009)

Le Prince de JOINVILLE.

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(collection: Ducastelle Philippe)

LETTRE DU PRINCE DE JOINVILLE

TWICKENHAM,

4 JUILLET 1870

Mon cher monsieur ESTANCELIN,

Vous vous êtes battu pour nous.

Ca vous dit tout ce que j'ai dans le coeur en ce moment-ci.

Je savais que notre cause était en bonnes mains dans les vôtres, mais vous y avez mis tout votre coeur et je ne puis vous dire assez avec quelle émotion profonde je viens de lire le compte-rendu de votre discours (Mon MONITEUR ne m'est pas encore arrivé).

Vous savez que nous n'oublierons jamais quel ami vous avez été, alors que personne n"a rien osé risquer pour nous.

Vous avez fait un beau et magnifique discours, mais vous avez fait surtout un acte honnête et courageux, deux vertus dont le pays a soif aujourd'hui.

Cela vous sera compté, soyez-en sûr.

Déjà je vois dans une lettre d'une dame présente à la séance:

"Je l'aurais embrassé"

Je fais comme elle aurais voulu faire; cela vous sera moins agréable, mais c'est de tout mon coeur.

F. d'ORLEANS.

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(collection: Ducastelle Philippe)

LETTRE DU DUC D'AUMALE

BRUXELLE,

4 JUILLET 1870

Mon noble et courageux ami,

Je viens de vous lire; j'ai les larmes aux yeux. Je vous remercie et je vous félicite.

Vous vouliez remplir un devoir d'honnête homme et de fidèle ami: Dieu vous a inspiré et récompensé.

Vous avez eu un grand succès, un très grand succès, non seulement de coeur, mais de talent.

Vos belles paroles sont des semences qui porteront leurs fruits un jour.

Je vous écris bien en hâte, entre deux trains. Je serai à Wiesbaden, hôtel des Quatre-Saisons, jusqu'au 19 ou 20 juillet.

Je vous embrasse du fond du coeur.

H. d'ORLEANS.

LETTRE DU DUC DE CHARTRES

MORGAN-HOUSE,

4 JUILLET 1870.

Mon cher Monsieur ESTANCELIN,

En ma qualité de cadet, j'ai cru devoir, jusqu'ici, m'abstenir de vous écrire; mais après la lecture du magnifique discours que vous avez prononcé avant-hier, il est impossible de vous taire ce que j'éprouve.

Comme ami, je veux vous dire tout le plaisir que m'a causé votre grand succès oratoire;

Comme exilé, je veux vous féliciter d'avoir trouvé des accents si nobles et si touchants pour soutenir la cause de la justice et du droit, la cause des proscrits et des malheureux.

Comme Orléans enfin, j'ai à coeur de vous remercier de tout ce que vous avez dit de bon sur nous et particulièrement de m'avoir présenté devant le pays sous l'aspect que je tiens le plus à conserver: en soldat désireux de servir à coté des armées de sa patrie, chérissant sa qualité de Parisien plus que toute autre chose.

Le résultat du vote a été, a bien peu de chose près, ce que l'on nous avais prédit; mais l'effet produit par la campagne des journeaux, et surtout par cette séance de la Chambre que le Journal Officiel va répendre à profusion, dépasse de beaucoup ma prévision.

Ce résultat me confirme dans ma conviction que ces lois de proscriptions sont contraires aux moeurs, aux habitudes et aux goûts de la société moderne, quelles sont en opposition ouverte avec les principes de liberté conservatrice qui font, tous les jours, plus de progrés en France; enfin que, condamnées déjà par l'opinion publique, elles seront aussi, un jour, condamnées dans la pratique.

Je vous prie, mon cher Monsieur ESTANCELIN, de croire aux sentiments bien sincères de votre.

Trés affectionné,

ROBERT d'ORLEANS.

Enfin la lettre de mon pauvre ami le duc de Montpensier m'arriva de Madrid pour m'apporter, à son tour, l'expression du plaisir qu'il avait éprouvé en lisant le compte-rendu d'une séance qui avait si profondément ému la représentation politique de la France.

LETTRE DU

DUC DE MONTPENSIER

Je suis tellement ému, mon cher Louis, que je ne sais que dire, et que ne pas dire!

Votre discours est admirable.

J'espère qu'on l'imprimera à part et qu'on l'enverra en France, en Europe, dans le monde entier.

Je suis fier de ma vieille amitié pour vous et je vous en aimerais davantage, si c'était possible.

Il a produit un très grand effet ici, malgré les graves préoccupations de la politique intérieure.

Merci encore une fois! vous savez quelle est ma vieille amitié pour vous.

Tout à vous,

A. d'ORLEANS.

Nous continuons de feuilleter les lettres émanées d'une foule de personnages connus ou inconnus, dont quelques-unes sont fort curieuses; ent'autres une d'Olidon Barrot, qui est une vraie consultation résumée avec beaucoup de logique, - et une d'un Préfet de l'Empire, alors en exercice - il est mort -; lorsque, tout à coup, au milieu des cartes de visites qui furent adressées à M. ESTANCELIN, à la même époque, j'en vois une sur laquelle je lis:

MARQUIS DE FLERS

352 Rue Saint-Honoré.

"J'ai été bien heureux de vous entendre hier; je tenais à vous faire mes sincères compliments pour votre beau et excellent discours"

Est-ce que ce serait l'auteur du livre ?

" Mais je le crois bien,"  - répond M. ESTANCELIN.

Il faut convenir que c'est assez piquant et que, pour un historien, il n'a beaucoup de mémoire.

Que voulez-vous ? - reprit M. ESTANCELIN. - Vous savez que le parti conservateur a la mémoire courte, c'en est une preuve nouvelle.

Et j'ajouterai moi, c'est comme cela qu'on est battu: en négligeant les hommes qui peuvent rendre des services... et on ne la pas volé.

d'HOCQUELUS.

Averti de son oubli, M. de FLERS, dans une nouvelle édition, a bien voulu faire mention du discours qu'il avait entendu.

Ces lettres, curieuses et touchantes dans l'expression variée du même sentiment, dormaient depuis vingt ans dans mes cartons; elles n'en seraient jamais sorties sans l'oubli de M. de FLERS.

Avec moi, on ne perd rien. Quand on a de la mémoire, j'en manque; quand on en manque, j'en ai pour deux.

M. ESTANCELIN.

Ceux été grand dommage que la France ne connût pas des lettres si honorables pour les Princes, et j'ajoute si précieuses pour vous et votre famille. Vous me permettrez d'en prendre copie, comme je vous demande aussi votre discours du 2 juillet. Je le reproduirai.

FERNAND DE MONTREAL.

A MONSIEUR ESTANCELIN

AU CHATEAU DE BAROMESNIL

PAR EU (Seine-Inférieure)

Monsieur,

Ma carte vous aura déjà appris la réception par moi du journal le NOUVEL ECLAIREUR, et apporté tous mes remerciements de votre bonne grâce pour moi.

Je tiens aujourd'hui à vous transmettre toute ma gratitude de la lettre dont vous avez bien voulu faire suivre votre envoi.

J'ai retrouvé, dans cette lettre, comme j'avais reconnu hier dans le texte de votre discours, l'écho, le témoignage des sentiments que j'avais vivement appréciés en vous, alors qu'une même pensée, qu'un même voeu de restauration monarchique et de relèvement pour la France nous avait conduits l'un vers l'autre et unis.

Le souvenir de ce passé est resté, je vous assure, tout entier dans mon esprit et dans mon coeur: Je serais toujours heureux de ce qui nous rappellera l'un à l'autre.

Agréez, je vous prie, Monsieur, la nouvelle expression de mes sentiments de sincère dévouement pour vous.

DREUX-BREZE.

MONSEIGNEUR

Je profite d'une occasion sûre pour vous faire parvenir une lettre politique un peu longue.. Je vous vois d'ici... une longue lettre politique d'ESTANCELIN !

Le temps est froid, le feu brûle peut-être dans la cheminée, et ma lettre a de certaines chances de s'envoler en fumée; mais, comme je crois utile qu'elle soit lue et méditée, je vous préviens que j'en envoie copie à votre oncle, le duc d'Aumale, et à votre frère, le duc de Chartres, et qu'elle a été communiquée à un certain nombre d'hommes politiques qui en approuvent et l'esprit est les termes.

Je ne vous demande pas de réponse, car : ou elle aura le bonheur de vous plaire, et le témoignage de votre satisfaction ne fera qu'augmenter le nombre de ceux que je possède déjà; ou elle a le malheur de vous déplaire, et vous m'obligerez à me rappeler que le plus fidèle serviteur d'un des plus grands rois de votre race savait braver la colère de son maître, quand il s'agissait de défendre son honneur ou ses intérêts, si complètement unis à ceux de la France.

Je n'ai ni sa situation, ni sa valeur, mais les sentiments qui me guident sont les mêmes.

Je vous prie d'en agréer le plus respectueux hommage, ainsi que l'expression de mon affectueux dévouement

ESTANCELIN.

MONSEIGNEUR

Les Français réunis ici étaient presque tous venus, il y a vingt-cinq ans, assister au mariage dont nous fêtions, hier, l'heureux anniversaire.

Votre père, en écoutant la voix de son coeur, a uni sa destinée à la Princesse, sa cousine, qui, depuis lors, a partagé, avec autant de dévouement que d'affection, sa bonne et sa mauvaise fortune.

Dieu a béni cette union.

En voyant cette belle lignée de Princes qui les entourent, et dont vous êtes l'aîné, nous nous rappelions que l'Angleterre est justement fière de son prince de Galles, que nous avons salué il y a quelques heures, non-seulement pour les qualités remarquables de son esprit et de son coeur, mais aussi par cette santé de fer qui a fait l'admiration de l'Europe et de l'Asie.

Vous aussi marchez sur ses traces. Nous vous avons suivi, avec la plus affectueuse sollicitude, alors que vous braviez impunément, et le climat perfide de l'Inde et la dent meurtrière des grands fauves de ses jungles.

Nous espérons que Dieu répandra sur vous, comme il la fait ôur votre auguste Père, toutes ses bénédictions dans la vie de famille nouvelle qui va commencer pour vous.

Nous avons appris avec bonheur que vous alliez unir votre destinée à celle d'une jeune Princesse française, si digne d'être aimée, et par sa beauté et par les qualités qui brilleront d'un éclat plus vif encore au rang le plus élevé.

Vous auriez pu choisir parmi les Pricesses qui, autour des divers Trônes de l'Europe, montrent aussi aux peuples les qualités qu'ils aiment à rencontrer chez leur souverain.

Mais vous avez pensé à la France.

Vous avez compris qu'il est une certaine situation où,  dans la vie des nations, le recueillement s'impose, et que c'était au milieu de cette race vaillante qui, depuis, dix siècles, a fait la France, en versant son sang sur tous les champs de bataille, qu'elle aimerait à voir choisir Celle qui serait appelée à partager votre destinée.

Quand la future duchesse d'Orléans traversa les flots du Peuple français, on n'entendra pas murmurer ces mots: " Voilà l'étrangère!" Mais tous les fronts se découvriront pour saluer la fille de ce brave soldat qui, jetant dans l'ombre son nom royal, pour prendre un fusil, a donné l'exemple du dévouement patriotique le plus éclatant et le plus modeste à la fois.

Si le duc d'Orleans, votre grand-père, enlevé si tôt à l'amour du peuple, regretté du Pays tout entier, pouvait sortir vivant de son tombeau, avec quel bonheur il bénirait l'union qui se prépare et entendrait ces mots qui traduisent notre sentiment à tous.

Ce sera un jour de fête patriotique que celui où la France, puisant dans son vieux sang royal les éléments d'une nouvelle génération de Français, s'associera à vos joies de famille; car ce jour-là, avec de justes espérances, la France, une fois de plus épousera la France!

2 JUIN 1889.

ESTANCELIN.

NATIONAL

SEPTEMBRE 1878.

Arrivant à parler des évènements de l'année dernière et du 16 Mai, M. ESTANCELIN apprécie ainsi cette période politique:

Quand on avait débuté par la lettre à M. Jules Simon et la proro gation des Chambres, la conséquence logique et immédiate devait être la proclamation de l'état de siège, non pas un état de siège platonique, mais l'établissement d'un régime légal et vigoureusement autoritaire.

La prochaine des 363 paru; le Ministère, mis en accusation moralement devant le pays, est resté inerte. Le comité des jurisconsultes s'est installé, a fonctionné; on l'a laissé faire. Il est vrai qu'on placardait dans les communes un discours en 500 ou 600 lignes, que personne ne lisait, et le BULLETIN DES COMMUNES, qui avait le même sort, mais dans lequel cependant des chercheurs ont fini par trouver des insolences parfaitement inutiles à l'adresse des 363.

On combat des adversaires, on les frappe si c'est nécessaire; on ne s'amuse pas à les taquiner, à les irriter, sans les affaiblir. C'est un échec pour le Ministère qui, avec une adorable confiance, se croyait sûr de 100 ou 120 voix de majorité.

L'opposition avait perdu une partie de ses sièges; de formidables minorités menaçaient ses élus. Il fallait agir comme si l'on avait gagné une demi-victoire, et se préparer résolument à la compléter par une seconde victoire en jouant une partie nouvelle.

Il fallait renforcer le personnel dans un sens énergiquement conservateur, non en paroles, mais en action, et d'abord montrer cette assurance, qui est la première condiction d'existence d'un Gouvernement.

Au lieu de cela, qu'avons-nous vu? Sil y avait encore un Ministère, il n'y avait plus de Ministres. Les plus avisés faisaient leurs malles; les autres, comme des victimes résignées, attendaient l'heure du sacrifice et préparaient leur oraison funèbre parlementaire. Le maréchal était légèrement éperdu. On disait de tous côtés qu'il ne savait que faire, et les seules confidences qui sortaient de l'Elysée étaient des aveux d'hésitation, de faiblesse, à décourager les plus résolus.

Le parti conservateur, sans direction après la lutte, absolument abandonné, ne comprenait rien à la situation.

Il s'était battu en prenant le nom du maréchal comme drapeau; il croyait à ce courage qui devait grandir avec le péril, il en attendait une éclatante manifestation.

Indulgent pour les républicains, à qui je n'ai rien à reprocher, je maudis les misérables lâcheurs qui, appartenant au parti conservateur, sont seuls les criminels auteurs d'une situation dont les conséquences commencent à frapper les plus opinîatrement aveugles.

C'est leur défection qui a été la cause de notre défaite, et elle ne sera réparée qu'après des épreuves dont personne ne peut prévoir la durée.

Ayant une occasion de dire à mes concitoyens la vérité sur leur compte, je l'ai saisie, et le retentissement de quelques paroles prononcées dans un modeste comice agricole m'a prouvé que j'avais frappé juste: les échos du parti conservateur tout entier m'ont dit que la malédiction qui était sortie de mes lèvres était dans le coeur de tous.

ESTANCELIN.

(source: Les DERNIERES HEURES d'une MONARCHIE. Fernand de MONTREAL - Paris VICTORION, Librairie-Editeur 4, Rue Dupuytren - 1893)

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LE GENERAL ESTANCELIN

A PORT-CROS

1872-1873

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Maître ROULLIER, notaire à Hyères qui s'occupait activement des intérêts de Madame Uranie de Rougemont de Morel, propriétaire de Port-Cros, au service de laquelle il était.

AÏE ! se dit le garde en tournant et retournant l'enveloppe,voici encore quelque ennui en prespective ! Des remontrances à faire à Jean, à Pierre, à Paul comme cela arrivait huit fois sur dix, ou quelque affaire délicate à régler avec les fermiers.

Eh bien non, Maître ROULLIER lui annonçait tout simplement que la chasse de l'île était louée pour douze ans à une personnalité très importante qu'on lui nommerait bientôt mais, qu'en attendant, il devait taire la chose et n'en parler à qui que ce fût.

"Mon bon Teisseire j'ai loué la chasse et confié l'administration de l'île à un ami"

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Ile de Port-Cros le Manoir d'Hélène.

(collection: Ducastelle Philippe)

Vous l'apprécierez j'en suis sûre. Parfait homme du monde très actif, plein d'idées, ancien député de l'Eure il a encore une grosse influence dans les milieux politiques. C'est un héros de cette triste guerre où il a obtenu la légion d'Honneur pour ses exploits de franc-tireur.Quand je vous aurai dit que si notre château de Guitrencourt a été épargné lorsque les Prussiens entrèrent à Mantes, c'est parce que, venu de Rouen avec ses hommes, le Général protégea notre domaine avec une parfaite habilité militaire.

 

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LE DUC DE CHARTRES, LE GENERAL ESTANCELIN, LE Lt-Col. HERMEL.

Récit la Comtesse Uranie de Rougemont de Morel.

Cependant le mistral commençait à hurler dans la cheminée et à agiter les portes; Thérèse fit apporter des coussinets pour éviter les vents coulis qui glaçaient les pieds de ces dames.

Charles mit de grosses bûches dans la cheminée.Thérèse, présidant la table, avait le comte à sa droite et Uranie à sa gauche... Ils parlaient politique sans passion mais avec beaucoup de bon sens. Les jeunes évoquaient chevaux et voyages. Le comte qui avait pour voisine de droite claire, en l'entendant parler de l'escapade mirifique que fit Berlioz à Nice, dit "A propos d'escapade, ma chère enfant, votre Berlioz "creveur d'oreilles" n'en fera jamais autant que notre "toujours jeune" LOUIS ESTANCELIN! "

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Un chateau de féerie, le Manoir de Jean d'Agrève et d'Hélène.

(collection: Ducastelle Philippe)

Roseline, curieuse de savoir des détails sur la vie de son oncle, demanda au comte de narrer une de ses aventures. Uranie comprit le danger et meilleure conteuse que son mari se proposa pour raconter la plus belle affaire du général.

"Mais, dit-elle, faussement timide, peut-être certains d'entre vous la connaissent ?" - "De quoi s'agit-il ? " demanda Thérèse inquiète". " De la façon dont il a sauvé en quarante huit, la duchesse de Montpensier".

"Nous sommes au courant du fait répondirent Charles et Thérèse, mais nous ignorons les détails".

" Eh ! bien, répondit Uranie, je vais vous conter cela tel qu'il nous l'a livré lui-même, dans l'intimité de Guitrancourt, après une chasse superbe où, le bon vin d'Anjou aidant, il fut ce soir-là exceptionnellement gai et prolixe.

C'est une aventure "d'Artagnanesque" ajouta-t-elle, où ne manquent, depuis le départ de Paris, ni les incidents de parcours, ni la beauté d'une personne de haut rang, ni même le nom de Béthune qui est celui de la rivière qui arrose Neufchâtel.

Les enseignes des hôtelleries elles-mêmes replongent dans cette ambiance à panache qui a fait lire Dumas par toute la France...

Naturellement ça n'est pas une histoire à raconter à tous, l'imagination est fertile, le monde méchant; quels bruits ne laisserait-on pas courir en brodant sur un canevas assez riche par lui-même...

Je compte donc mes amis sur votre discrétion, car Louis est très pointilleux sur cette affaire et ne me pardonnerait pas de vous l'avoir dite; elle est pourtant l'incarnation de son esprit chevaleresque si bien illustré par sa devise "si omnes ego non".

" Pourquoi est-il si attaché à la famille d'Orléans ? Avait-il une lointaine parenté avec elle ? Interrogea Foulques".

" Le général est l'héritier d'une famille qui a servi depuis Henri IV le comté pairie. Lorsqu'Eu passa aux Orléans, les Estancelin, s'identifièrent aux intérêts de leurs maîtres jusqu'à nos jours avec une loyauté qui tient de la dévotion".

"Mais, Uranie, commence donc ton récit, intervint le comte impatient en remettant sa montre au gousset, si tu ne veux pas que nous y soyions encore l'année prochaine !" Tout le monde rit et la comtesse se jeta à l'eau.

" Vous savez tous, sans doute, que le général fut élevé au collège de Bourbon avec les princes, il se lia d'affection avec Chartres mais plus particulièrement avec Antoine-Marie, futur duc de Montpensier avec lequel il était en rapport d'âge.

Ils avaient les mêmes goûts, ils montaient les mêmes farces. Devenus hommes, ils étaient comme des frères, l'un apprenait son métier de prince, l'autre se destinait à la diplomatie, je crois même que Louis a été attaché d'ambassade à Munich, ce qui ne l'empêcha pas de devenir à vingt ans chef de bataillon de la garde nationale de la Seine-Inférieure.

En février 48 il fallut songer à la protection des personnes et des biens de la famille royale. Montpensier marié depuis deux ans à Marie-Louise de Boubon infante d'Espagne voulut mettre sa jeune et belle épouse à l'abri des horreurs possibles et naturellement il songea à son ami Louis-Charles-Alexandre Estancelin dont il connaissait la ferveur et le courage.

Déjà toutes les barrières de Paris étaient fermées, les frontières du nord, de l'est et du sud surveillées, la famille royale étant apparentée avec les souverains des nations limitrophes. Restait l'Angleterre, " l'ennemie héréditaire", avec laquelle on était toujours en froid et plus particulièrement depuis cinq ans, par deux fois, Victoria reçue secrètement à Eu par le roi, s'était farouchement opposée à l'acceptation pae Nemours du trône de Belgique que le Congrés venait de lui offrir. On fit un compromis: Louise d'Orléans se maria avec Léopold. Il fut donc décidé de choisir l'Angleterre comme refuge.

Votre parrain, Roseline, était le plus capable de réussir cette mission. Le Duc proposa à sa femme de passer pour quelques heures comme épouse d'Estancelin qui puissait dans cette confiance une audace et un courage multipliés.

Il résolut de partir sur le champ par la barrière de Clichy. Les sentinelles l'arrêtèrent mais comme il portait l'uniforme d'officier de la garde nationale le sergent allait le laisser passer lorsque le colonel sortit. C'était un ami, il connaissait bien le jeune ménage qu'il fréquentait. Le sergent se mit au garde à vous et expliqua à son supérieur:" Madame et le chef de bataillon Estancelin qui rejoint son poste en Seine-Inférieure".

Le futur général descendit prêt à faire front, mais le colonel cligna de l'oeil et lui dit: "Alors, quel est le nom de votre nouvelle épouse ?" Louis répondit d'instinct et à haute voix  pour la princesse l'entendit "Jeanne Leclerc". Aller mon cher, et bon vent, mes hommages à votre charmante Marie-Amélie".

Estancelin aurait volontiers cloué sur place cet imbécile qui portait atteinte à son respect pour la famille royale. Pour passer il fallait se taire, aller vite en direction de Franconville et Pontoise où l'agitation n'était sans doute encore pas parvenue, atteindre Gournay puis Forges-les-Eaux, Neufchâtel et enfin Eu où l'on aviserait. Les gardes nationaux présentèrent les armes, le cabriolet que le duc avait eu de la peine à se procurer si vite fila vers Franconville.

La duchesse que l'aventure amusait fort demanda pourquoi elle s'appelait subitement Jeanne Leclerc. Heureuse d'avoir franchi ce premier obstacle Estancelin pouffa de rire et expliqua que mis au pied du mur par le colonel qui connaissait Marie-Amélie, il avait dit le premier nom qui lui passait par l'esprit. Connaissant bien l'histoire de sa province, il lui était venu en bouche celui de l'héroîne qui, dans Aumale assiégée par le duc de Parme, avait baissé puis relevé toute seule le pont-levis pour permettre au roi Henri IV sur le point d'être capturé, le salut.

"Je suis très honorée de cela et décidément le bon Henri projette toujours sur ses descendants son ombre tutélaire approuva la duchesse". Puis elle lui confia qu'elle portait sur elle une partie de la fortune des Orléans: quelques bijoux et surtout les titres de propriété de la collection personnelle que Louis-Philippe avait fait acheter en Espagne sur les conseils de Mérimée.

Quatre cent toiles furent achetées sur les fonds personnels de la maison d'Orléans par l'intermédiaire de Dauzat et du baron Taylor. Il fallait coûte que coûte, quel que fut le risque, sauver tout cela. Chaque tour de roue qui les éloignait de la capitale éloignait aussi le danger. La duchesse était vêtue simplement en voyageuse mais on était au fort de l'hiver et comme il ne faisait pas chaud, Louis recouvrit la jeune femme des plaids qu'il avait pris la précaution d'emporter. Elle était jeune, elle était belle, ils avaient les mêmes goûts et les mêmes espoirs, ils étaient embarqués dans la même dangereuse affaire et leur coeur exalté par cette aventure était tout chaud. Louis nous avoua que ce moment-là restait gravé comme le plus pathétique qu'il ait vécu, mais que sa déférence était si grande qu'il ne lui était venu aucune pensée indigne d'un gentilhomme.

A l'approche de Pontoise, redoutant que ce gros bourg trop près de Paris soit en effervescence il ôta son manteau pour faire remarquer son uniforme. Ils observèrent quelques groupes dans le faubourg Saint-Ouen mais le centre de la ville était calme. Louis s'arrêta à l'hôtel du "Grand Cerf" où il était connu comme dans tous les hôtels de cette route à cause de ses fréquents voyages de Paris à Baromesnil.

Ils burent un thé au lait chaud pendant qu'on attelait un cheval frais et ils repartirent lestement pour Gisors. Aucune curiosité ne s'étant manifestée dans le personnel de l'hôtel, ils se sentirent tous deux plus légers. Cependant il fallait coucher à Gisors, il n'y avait pas d'autre alternative, le temps tournait au froid et la princesse habituée à des voyages plus confortables accusait la fatigue du trajet. Là était le problème ? Estancelin connaissait bien les propriétaires du "Bras d'Or" où il avait l'habitude de descendre parfois avec ses bonnes fortunes, il demanderait donc une chambre à part car il ne pouvait présenter la duchesse comme son épouse ou sa maîtresse.

Louis demanda donc à Marie-Louise le nom sous lequel elle voulait désormais voyager; amusée, elle répondit: "Mais Jeanne Leclerc, cela va de soi". "Hélas ! répondit votre oncle, ma chère Roseline, cela ne se peut, Gisors n'est pas si loin d'Aumale et les hôteliers qui savent un peu tout, pourraient être intrigués par ce nom pourtant si commun en Normandie". "Il attirera donc peu l'attention puisqu'il est si commun, répliqua la duchesse souriante, mais changeons de prénom et appelons-nous Marie-Louise Leclerc".

" Me permettez-vous madame, d'y ajouter le nom d'Yauville, une mienne parente, ainsi Marie-Louise Leclerc d'Yauville, sera parfait et n'attirera aucun soupçon".

La nuit était tombée depuis longtemps lorsqu'ils distinguèrent enfin la masse du château de Gisors, se détachant en noir, sur les nuages ourlés de festons blafards par la lune et qui, rapides, couraient vers l'ouest; on passa le pont de l'Epte avec soulagement car la duchesse était rendue.

A l'hôtellerie du "Bras d'Or" on lui offrit un bon dîner, Louis eut son vin favori, sa nouvelle cousine une belle chambre et un lit bien bassiné. Estancelin donna l'ordre de les réveiller à l'aube, de vérifier la voiture, de graisser les essieux, de prévoir un cheval frais car "sa parente sortant de maladie", il désirait arriver à Baromesnil au plus vite.

Le lendemain vers une heure et demie ils furent acceuillis à bras ouverts à Neufchâtel où les hôtes annoncèrent à la duchesse qu'on connaissait bien la famille Yauville et qu'on était honoré de la venue des deux cousins. Louis obtint sans discussion un cheval frais, un alezan anglo-normand superbe qu'aucun autre que luin'aurait pu avoir; il paya grassement l'hôte et après s'être prestement restaurés ils repartirent à bride abattue à travers un paysage verdoyant d'où émergeait le château de Mesmière. Délaissant la route d'Oisemont, ils prirent par Londinière, un chemin de campagne qui raccourcissait leur trajet de quelques kilomètres, tout en leur évitant les mauvaises rencontres possibles car dans cette région on avait tiré sur le roi l'année précédente.

Le cheval en voulait et le cabriolet filait comme pour une course. Malheureusement, un peu avant le bourg, le cerceau de la roue droite se détacha, les vis usées ne le retenaient plus, il fallut s'arrêter, mais votre oncle était pratiquement chez lui, tous le connaissaient. La réparation était longue et il fallait chauffer le fer; on prêta donc une voiture plus ordinaire mais plus solide au couple qui arriva à Baromesnil alors que les cornes de la lune illuminaient déjà le ciel.

Dès qu'Estancelin présenta la duchesse elle fut reçue comme une reine avec toutes les délicatesses qu'offrent les coeurs généreux. Votre parrain ne paraissait pas fatigué par ce voyage éclair. Il partit dès le lendemain, aux aurores, sous la pluie battante, pour Dieppe, afin d'organiser avec un ami orléaniste l'embarquement incognito de la duchesse pour l'Angleterre. Certes le Tréport était beaucoup plus proche mais c'était un port de pêche, il y avait du danger à confier une femme au pêcheur le plus hardi pour rejoindre l'Angleterre, cela aurait éveillé la curiosité.

Il fallut deux bonnes heures au général pour atteindre la ville où il possédait un appartement d'été. Il dut attendre que la haute mer déterminant un jusant favorable, le navire rallia le port. L'accord fut complet et immédiat. Louis ne nous a jamais confié si la duchesse de Montpensier passa par l'Angleterre pour rejoindre l'Espagne où elle vit depuis avec le duc. Mais quelques mois après, le roi d'Espagne faisait à la surprise générale votre oncle "Grand Croix de l'Ordre d'Isabelle la Catholique" pour avoir sauvé l'Infante.

Cette décoration est chère au coeur de notre ami, il la porte fièrement dans les grandes occasions mais personne ne se hasarde à faire devant lui allusion à la façon dont il l'a obtenue. Cet homme d'action qui adore le panache et la musique romantique garde curieusement pour lui les hauts moments de sa vie surtout lorsque de près ou de loin ils touchent à la famille d'Orléans".

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Ile de Port-Cros

Le Hall du Manoir

(collection:Ducastelle Philippe)

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ESTANCELIN Louis-Charles-Alexandre:

Né à EU le 6 juillet 1823, avait à peine terminé son éducation au Collège de BOURBON qu'il était nommé chef de bataillon de la Garde Nationale.

Il entra dans la diplomatie et devint secrétaire d'ambassade. Il était à Paris lorsque éclata la révolution de Février; il recueillit chez lui la Duchesse de MONTPENSIER, qu'il réussit à faire sortir secrètement de France.

Elu membre du Conseil Général de la Seine-Inférieure et envoyé par le même département à l'Assemblée Législative (1849) il se fit remarquer au sein de la majorité par sa vive hostilité contre les institutions républicaines. Après le 2 décembre, il rentra dans la vie privée.

Il en est sorti lors des élections générales de 1869 pour le corps législatif. Porté comme candidat de l'opposition dite Orléaniste, dans la 4e circonscription de la Seine-Inférieure, il fut élu, mais seulement au second tour de srutin par 14.486 voix sur 26.746 votants. Dans la courte session de juillet Monsieur ESTANCELIN s'est placé avec ardeur aux premiers rangs du nouveau tiers parti libéral.

A fait paraître en 1866 "L'ENQUETE et la CRISE AGRICOLE"

 

 

 

 

 

18 mars 2013

LE 11 MARS 1944 UN THUNDERBOLT P47 SE CRASH A BOSCROCOURT

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 1st Lieutenant Harold S. Riley

(Source: Sam Sox Jr.) 

Lt Riley HO-R 42-22530 Hooseir Hotshort Pat

Le P-47 42-22530 HO-R qu'il pilotait ce jour-là.

(Source: Sam Sox Jr.) 

Le 1st Lieutenant Harold S. Riley Jr, à bord de son P-47 Thunderbolt 42-22530 codé HO-R, du 352nd Fighter Group, 487th Fighter Squadron, abattu par la Flak (mission Wizernes). Il fut enterré au cimetière de St Rémy-Boscrocourt, mais il repose maintenant au cimetière de Colleville-sur-mer, la référence de sa tombe à Colleville est: A-14-40.

 

Grave site marker of Lt Harold S Riley Jr Normandie October 2005

Tombe du 1Lt Harold Riley au cimetière US de Colleville-sur-Mer.

(source: Laurent VITON, Sam Sox Jr.)

Récit:

Le 11 mars 1944, il est 9h00 du matin quand une escadre de l'U.S.A.A.F. formée de chasseurs P47, passe en rase-mottes au-dessus du village de Saint-Rémy, dans la direction Etocquigny/Boscrocourt. Sur la plaine, ils sont pris dans un feu de D.C.A. Quelques secondes plus tard, les rémois entendent une énorme explosion et voient une importante fumée noire monter au-dessus de Boscrocourt. Jacques CAHON, Paul DOUAY, leurs parents, se précipitent à travers champs vers cette fumée, arrivent bientôt derrière un pâturage où sont sectionnés, au ras du sol, une dizaine de pommiers et dans leur alignement, au fond, la carlingue disloquée d'un appareil. Se dirigeant vers lui, ils font une bien macabre découverte. Dans l'herbe, gît la coupelle crânienne du pilote. Immédiatement, ils signalent cette horrible découverte au chef des sapeurs-pompiers, lesquels sont déjà arrivés par l'autre côté de l'herbage. C'est Marcel DUPONT qui s'en occupe avec respect.

Le pilote HAROLD S. Riley est inscrit à l'état civil de Saint-Rémy et inhumé dans le cimetière de notre commune. Après la Libération, sa dépouille sera transférée au cimetière américain de Colleville-sur-Mer, dans le Calvados.

(source: Saint-Rémy-Boscrocourt - Mémoire et vie du village - Tome II - 1938/1950)

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THUNDERBOLT P.47 Huckle de Buck 42-25507 P-47D-21-RE - Marquage G9-A - Pilote: Maj. Paul E. Gardiner.

Le 18 juin 1944 le Lieutenant Harold T. Hersey du 511th FS est abattu par la flak aux commandes du P-47 "Huckle de Buck". Le Lieutenant Hersey est fait prisonnier, arrive à s'évader et regagne l'Angleterre au mois de septembre. Fait remarquable, le même jour le Major Gardiner est abattu près de Saint-Lô sur un autre P-47.

(collection: Ducastelle Philippe) 

 Mission du 11 mars 1944 sur le site de Wizernes, 34 des 51 B-24s Libérator de la division de bombardement 2d 44e et 93d des groupes de bombardement lourd ont attaqué Wizernes en utilisant des techniques de bombardement aveugle à cause du couvert nuageux très épais, ils lâcheront 127 tonnes de bombes, 1 B-24 est endommagé, les bombardiers sont escorter par 40 P-38s et 213 P-47, 3 P-45 sont abattu lors de la mission, celui du 1st Lieutenant Harold S. Riley Jr, et 2 endommagés.

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487th Fighter Squadron U.S.A.A.F. Escadron d'appui.

Abattu par la Flak lors de la mission sur le site de Wizernes le Thunderbolt du 1st Lieutenant Harold S. Riley se crash sur le hameau de Boscrocourt (commune de St Rémy-Boscrocourt) le 11 mars 1944. 

Récit de Monsieur Michel LEFEBVRE

Ce crash qui s'est situé en face du 18 rue de la Chapelle a eu d'autres témoins. Michel LEFEBVRE nous le raconte ainsi:

" J'habite une vieille maison à Boscrocourt. Ce 11 mars 1944, à 10h00 du matin, nous entendons des détonations en direction de Saint-Rémy. Ma soeur qui est à la fenêtre se met à crier: L'avion!... L'avion!...

En effet, un avion arrive, au sol, déracinant les pommiers se trouvant sur son passage dans un fracas terrible, avec des flammes que l'on aperçoit déjà sur le devant de la maison. Ma mère nous fait sortir par la porte de derrière. Il nous faut traverser l'herbage pour rejoindre l'abri qu'a fait mon père et qui se trouve à cent mètres.

Nous arrivons au milieu de l'herbage quand l'explosion se produit. Un engin monte dans le ciel, par-dessus le toit et retombe à vingt mètres de nous. Je ne me souviens plus combien de temps nous sommes restés dans l'abri...

Il y a beaucoup de monde devant chez nous quand nous rejoignons la maison. Étonnamment, elle n'a subi aucun dégât bien que l'avion ait explosé dans notre cour. Par contre, la maison de nos voisins et une grange sont complètement détruites. Le moteur de l'appareil a traversé le toit d'un bâtiment de la ferme située en face de chez nous et a été projeté cinquante mètres plus loin. Nous apprenons que l'engin qui est retombé près de nous en fumant, n'est autre que le réservoir à huile de l'avion.

Les débris sont restés plusieurs années sur place...

Ma vieille maison a été rasée, une autre est au même emplacement.

J'avais à peine six ans à cette époque, mais ce 11 mars 1944 est resté gravé dans ma mémoire."

Michel LEFEBVRE est né à Saint-Rémy en 1938.

 

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Monsieur Jules COURVALET photo prise devant sa maison près de la ligne de chemin de fer Eu-Dieppe.

Jules COURVALET précise que Madame DEHEDIN et ses enfants n'ont eu la vie sauve dans leur maison détruite dans le crash, que parce qu'ils se sont réfugiés dans la grande cheminée en briques de la maison. Seules partie de l'habitation à être restée debout.

 

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La bourdaine en 1947.

 

 

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Après avoir percuté la cîme des arbres, il touche au passage un bâtiment en briques, percute la maison de Mr LEVASSEUR, traverse la rue de la Chapelle, et s'écrase sur l'angle de la ferme de Mr OBRY André, il termine sa course dans le pâturage. 

 

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Emplacement du bâtiment qui était en briques à l'époque. 

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La maison de Mr LEVASSEUR se situait au bord de la route.

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Angle du bâtiment de la ferme de Mr OBRY André.

(collection: Ducastelle Philippe 18/03/2013)

 Quelques précisions sur le crash du "P47 Thunderbolt" du 1st Lt Harold Stevenson Jr. Riley.

Samedi 11 mars 1944

Sweep à basse altitude vers trois aérodromes du Nord de la France.

Pendant que les B24 de la 2e Division de bombardement de la 8e Air Force des USA escortés par les P38 du 364e BG se dirigeaient vers WIZERNES, une attaque des P47 "Thunderbolt" à basse altitude - low level attack - était prévue sur 3 aérodromes.

MONTDIDIER   Objectif: Z 475 - Somme.

CAMBRAI/EPINOY   Objectif: Z 290 - Nord.

CHIEVRES   Objectif: ZB 50 - Belgique.

Forces utilisées: 36 P47 "Thunderbolt" du 352e FG de la 8e AF des USA.

Colonel Mason leader.

Pénétration des 36 P47 au ras du sol au-dessus du TREPORT à 8h58.

Le groupe est divisé en 3 Squadrons de 12 P47 ayant chacun un aérodrome assigné qui devra être attaqué.

Cependant tout de suite les tirs de DCA légère, intense et précis vont harceler les chasseurs américains et cela tout le long de notre territoire ce qui les empêchera ainsi d'arriver au-dessus des aérodromes prévus.

La visibilité limitée de 400 à 1600 mètres empêchera les pilotes de faire le point de façon précise pour leur position.

Aussitôt après avoir dépassé LE TREPORT, le Groupe va se séparer, chaque Squadron de 12 P47 prenant un itinéraire personnel pour se diriger ainsi vers l'aérodrome prévu.

Les tirs de DCA de petit calibre commenceront à peine 5 kilomètres après avoir survolé la côte et continuront de façon ininterrompue pendant tout le temps pendant lequel les P47 se trouveront au-dessus de notre territoire.

La sortie des P47 s'effectuera toujours au ras du sol entre SAINT-VALERY-EN-CAUX et LE TOUQUET aux environs de 9h25.

Aucun avion ennemi n'a été aperçu mais les P47 ont dû faire de continuelles évasive actions ce qui a rendu la navigation extrêmement difficile.

- "Des dizaines de positions de mitrailleuses ont été observées sur toute la région. Ces emplacements se trouvant surtout aux intersections des voies ferrées et des grandes routes. Les petits canons tiraient des obus plus gros que des 12,7mm" diront les pilotes de chasse au retour.

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L'attaque des aérodromes de MONTDIDIER, CAMBRAI/EPINOY et CHIEVRES par les 36 P47 "Thunderbolt" du 352e FG de la 8e AF des USA au cours de la matinée du samedi 11 mars 1944.

 - Au cours de cette opération:

2 P47 seront perdus.

8 P47 auront été endommagés par la Flak.

- Le Lt Berkshire du Squadron 487  P47 "Thunderbolt" HO-U  42-22515 effectuera un crash landing à Manston. Avion endommagé par la Flak. Pilote sauf.

- Le Lt R.W. Hamilton du Squadron 487 a été légèrement blessé.

- Le Lt W.D. Schwenke Jr. du Squadron 328 a sauté 8 miles à l'Ouest du TOUQUET. Un dinghy a été aperçu.

- Le Lt H.S. Riley Jr. du Squadron 487 a trouvé la mort dans le crash de son P47 près du village de SAINT-REMY-BOSCROCOURT, dans le département de Seine-Inférieure, 10 kilomètres environ au Sud de GAMACHES.

Le crash du P47 "Thunderbolt" 42-22530 Nickname "Kid" du Squadron 487 appartenant au 352e Fighter Group de la 8e Air Force des U.S.A.

Ce chasseur était piloté par le 1st Lt Harold Stevenson Jr. Riley O-732368.

Alors que la formation des 36 P47 "Thunderbolt" du 352e Fighter Group vient de se scinder en 3 Squadrons de 12 avions juste après avoir pénétré au-dessus du TREPORT, l'un de ces squadron - Squadron 487 - formé de 12 P47 va se trouver une ou deux minutes plus tard sous le feu intense et précis de tirs de positions de DCA de light Flak qui vont atteindre ce P47 "Thunderbolt" 42-22530 piloté par le 1st Lt Harold Stevenson Jr. Riley.

Atteind par des obus traçants, le P47 va immédiatement plonger vers le sol et s'y désintégrer dans une violente explosion.

Il est alors 9h05. Les compagnons de l'infortuné pilote rapporteront que ce P47 a été perdu dans la région de OISEMONT.

En fait ce chasseur américain s'est écrasé à proximité du village de SAINT-REMY-BOSCROCOURT, dans le département de la Seine-Inférieure, 12 kilomètres au N-O de GAMACHES. Le 1st Lt Harold Stevenson Jr. Riley n'a pas eu le temps de sauter en parachute et a été tué sur le coup dans le crash de son avion.

Son corps sera inhumé par les militaires allemands dans le cimetière de ce village de SAINT-REMY-BOSCROCOURT.

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(Document: Mairie de St Rémy-Boscrocourt)

Deux témoignages des compagnons du Lt Riley qui volait à proximité:

- " Je volais sur l'aile du Lt Riley comme Red 4 dans notre squadron. Nous étions entrés au-dessus du territoire ennemi depuis une minute ou deux à peine lorsque les positions de DCA situées sur le sol ouvrirent le feu vers nous.

J'étais en train de traverser derrière l'avion du Lt Riley pour me placer sur son aile gauche lorsque j'aperçus de la fumée noire derrière son avion. Je regardais autour de moi puis de nouveau vers l'arrière de son avion. Il semblait être OK et la fumée avait cessé.

Je poursuivis mon évasive action et en une ou deux secondes je vis une boule de flammes et de fumée noire à environ 400 mètres de mon aile droite. Je ne vis pas l'avion s'écraser mais j'ai réalisé que c'était celui du Lt Riley lorsque je suis rentré à la base."

1st Lt Duncan R. Donahue.

- " Le 11 mars 1944, j'étais leader du Flight Crown Prince yellow dans un Squadron de 12 avions.

Nous traversâmes les côtes de France dans la région du TREPORT. Alors que nous effectuions notre virage sur la gauche vers l'intérieur des terres, je traversai derrière le Red Flight dans lequel le Lt Riley volait en position n°3 à très basse altitude et sur l'extrême droite.

Environ une minute plus tard un canon ouvrit le feu à partir du sol dans notre direction et je vis des traceurs autour de l'avion du Lt Riley. Le nez de son avion plongea et il s'écrasa sur le sol droit devant lui. Il y eut une explosion immédiate avec de la fumée et une boule de flammes provenant des débris de l'avion.

J'ai vu l'avion du Lt Riley dès le moment où j'aperçus les premiers traceurs jusqu'à ce que son avion s'écrase et seules quelques secondes s'écoulèrent pendant ce temps là. Il n'a pas eu le temps de quitter son avion pendant qu'il était encore en vol et je suis sûr qu'il a été tué ou par le crash ou par la terrible explosion qui suivit immédiatement."

 

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Capitaine Georges E. Preddy.

(source: http://www.littlefriends.co.uk/index.php)

(source: "La Guerre aérienne dans le nord de la France" par Pierre Ducellier - Opération: Catpetbagger du 3 mars au 14 mars 1944 F.Paillont Editeur Abbeville 2007.)

3 juillet 2011

L'AGRICULTURE EN 2011 "G.A.E.C de la Chapelle"

Baromesnil

03/07/2011

G.A.E.C de la Chapelle

Christian BELLENGREVILLE - Richard BELLENGREVILLE

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Richard BELLENGREVILLE et son fils.

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Bineuse Monosem Super Crop.

Caractéristiques:

Quatre systèmes de guidage: autoguidée, frontale, a guidage automatique, a guidage manuel.

Trois châssis: châssis rigide, repliable hydraulique, châssis repliable manuel.

http://monosem.cyberhal.com/ribouleau.php

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L'objectif d'un binage peut-être:

- D'ameubler la surface du sol, de casser la croûte superficielle, de façon à permettre une bonne aération et un réchauffement du sol (et donc relancer la vie microbienne et la minéralisation), de permettre à la pluie/irrigation de pénétrer le sol, de limiter l'évaporation.

- De lutter contre les adventices par sectionnement des racines, arrachage des plantules voire étouffement des plantules par un buttage léger.

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Baromesnil 03/07/2011

(collection: Ducastelle Philippe)

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BAROMESNIL

Samedi 30 Juillet 2011

G.A.E.C de la Chapelle

Richard BELLENGREVILLE - Christian BELLENGREVILLE

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NEW HOLLAND TX36

Année 1989

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Antoine qui fait son petit tour sur Baromesnil.

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Baromesnil 30/08/2011

(collection: Ducastelle Philippe)

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Baromesnil

Lundi 01/08/ 2011

G.A.E.C de la Chapelle

Christian BELLENGREVILLE - Richard BELLENGREVILLE

La moisson  de Colza

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Baromesnil 01/08/2011 

(collection: Ducastelle Philippe)

26 août 2012

BAROMESNIL AUTO-POURSUITE SUR TERRE

BAROMESNIL

DIMANCHE 26 AOÛT 2012

AUTO POURSUITE

SUR TERRE

 

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Mr Jean-Pierre RADE maire de Baromesnil, Mr Christian COULOMBEL.

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N°2 Claude VUE.

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N°3 Arnaud BRODIN.

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N°1 Olivier DEKEYSER.

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N°16 Jérome THERIN.

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N°2 Claude VUE.

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N°3 Arnaud BRODIN.

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N°22 Laurent BLOND, N°125 Vincent LEROUX.

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N°73 Noel BROCARD.

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N°125 Vincent LEROUX.

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N°1 David JOLY.

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N°44 Gaëtan DUTHIL.

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N°47 Pamela VASSEUR.

 

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N°92 Aurelien DELABARRE, N°5 Joachim LEJEUNE.

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N°32 Stéphane GUIGNON, N°88 Reynald MAZIRE.

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N°131 Geoffrey MONNIER.

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N°91 Guillaume PIERRET.

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N°2 Gilles PIERRE.

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N°2 Gilles PIERRET, N°3 Jérome CAGNARD.

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N°25 Jonathan BEAUFILS, N°126 Timothé SAINT-MARTIN.

 

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N°88 Reynald MAZIRE

 

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30 mai 2011

JEAN HEUX "RESISTANCE VIMEU" LE MOSQUITO DE St REMY-BOSCROCOURT

JEAN HEUX

OFFICIER DE LA LEGION D'HONNEUR

DEPORTE-RESISTANT

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Jean HEUX

Janvier 1944.

(collection: Jean HEUX)

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Maison de Monsieur SAVIGNY ou habitait Jean HEUX "alias Armand".

Récit de monsieur Jean HEUX

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Plan exécuté à main levée par Monsieur Jean HEUX en 2007.

- Juin 1940. Lorsque les Allemands sont arrivés à Baromesnil (la Luftwaffe) ils ont réquisitionné des fermiers avec leurs faucheuses à herbe, pour couper toutes les céréales qu'il y avaient en bordure du village d'Etocquigny afin de faire un champ d'aviation, et ensuite, rouler le terrain.

Ledoux a été réquisitionné avec sa grosse presse à paille et son tracteur pour faire des balles de paille afin d'abriter les avions, qui ont été cachés par la suite sous une rangée de peupliers en angle droit. (paille fournie par les fermiers).

Sur les terres de Baromesnil et de St Rémy étaient disséminées des D.C.A. a tirs rapides.

- Janvier 1944, un Mosquito Anglais atterri sur le ventre le long de la route qui va de St Rémy-Boscrocourt à Etocquigny. Les deux aviateurs se sont enfuis dans la nature.

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Le Mosquito tombé à St Rémy: c'était le 14 janvier 1944, vers 12h00 numéros de série LR290, du squadron 613, le pilote le Flight lieutenant Joseph Georges Oliver (évadé) le navigateur le sergent Harry Williams qui fut capturé dans le sud de la France en tentant de rejoindre l'Espagne.

(source: Laurent VITON)

 

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Compte-rendu de la mission du 14/01/1944.

(Source: Alexis BRUMETA)

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Base de Lasham dans le Hampshire du 613 Squadron.

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Squadron 613

 

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Le lundi matin, avec mon vélo, je me suis rendu auprès de l'avion, j'ai cherché des traces de pas et j'ai trouvé.

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Je les ai suivies à travers champs, mon vélo sur l'épaule jusqu'à un bois de Mesnil-Réaume qui domine la route qui va à Sept-Meules.

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En contrebas se trouvait une ferme ou j'ai demandé si les aviateurs étaient là. Après des réticences (les gens se méfiaient) on m'a avoué qu'ils se trouvaient bien dans cette ferme.

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C'est le commis de ferme Yves ANGRAND 16 ans qui les avait caché dans une meule de paille. Ces deux aviateurs m'ont donné leur photo avec adresse, ce qui m'a permis à mon retour de déportation de correspondre et d'apprendre par la mère du pilote, qu'il avait repris du service mais qu'il s'est tuer en 1944. Le second qui ne parlait pas français n'a pas pu passé la frontière Espagnole, il a donc été fait prisonnier en Allemagne. A la suite de cela, j'ai quitté définitivement Baromesnil n'y suis revenu qu'en février 1946.

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lieu du crash du Mosquito.

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Mosquito.

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En ce qui concerne les deux aviateurs Anglais, nous sommes allés les chercher le lundi soir et les avons amenés à Baromesnil à travers terre chez les Fiselier, ils sont restés quelques jours et ont pris la filière vers l'Espagne grâce a monsieur Jacmard fondateur du groupe "Normandia" un père tranquille horloger à Criel-sur-Mer.

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Voici la ferme où étaient planqué les deux aviateurs Anglais qui appartenaient à la famille Fiselier, qui était exploité à l'époque par Monsieur Albert Carpentier, Albert se souviens très bien avoir pris le café avec eux avant leur départ vers la filière d'évasion.

 

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Groupe de pilote de la R.A.F.

Deuxième debout à partir de la droite le Flt/Lt Joseph Georges OLIVER le pilote du Mosquito abattu à St Rémy.

(collection: Laurent VITON)

 

Témoignage historique.

Un Samedi de Janvier 1944, un Mosquito de la R.A.F. dut faire un atterrissage forcé dans un champs à St Rémy-Boscrocourt (76). Les deux pilotes furent retrouvés par un F.T.P. le lundi suivant, à 7 km dans la ferme Derambure à Mesnil-Réaume (76). Ils avaient été cachés par Yves Angrand, âgé à l'époque de 16 ans.

Voici la photocopie de la lettre que la maman du pilote a adressé à ce F.T.P. de 19 ans, après son retour de Déportation.

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Traduction de la lettre écrite par la maman du pilote.

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Le pilote du Mosquito, F/Lt Joseph Georges Oliver, M.119921.

(collection: Jean HEUX)

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Ma rencontre avec Monsieur Jean HEUX en 2007 (Alias "Armand" son nom de guerre) chez Madame Forestier-Gaillard, Présidente de l'ANACR de la Somme.

Récit:

de Madame Juliette SAINT-GERMAIN

Janvier 1944, chute du Mosquito.

Dans la plaine de Saint-Rémy/Etocquigny, derrière le 3, rue du stade, s'écrase un petit bombardier. C'est un "MOSQUITO", bimoteur à structure en contre-plaqué, balsa et bouleau, rendu très léger pour avoir un plus grand rayon d'action. Sur les lieux du crash, on constate qu'il n'y a pas trace des deux aviateurs censés piloter l'engin. On apprendra après la libération, qu'ils ont été recueillis et cachés par un jeune cultivateur de Baromesnil Jean HEUX et remis à un réseau de résistants-passeurs pour leur retour en Angleterre.

Léa, la fille de "Mam'Yette" (Juliette Saint-GERMAIN), habitant au 6, rue des Canadiens à Heudelimont, a été témoin de loin de la chute de l'appareil. Curieuse, elle y va voir, furète autour de l'engin, et finit par apercevoir à l'intérieur le fouillis de soie blanche d'un parachute. Réflexe bien féminin pour une jeune fiancée qui rêve de mariage avec son promis prisonnier en Allemagne, elle s'empare du précieux tissu, le cache en le protégeant dans les taillis de la voie de chemin de fer. Elle viendra le récupérer plus tard et, son fiancé revenu, se mariera le 15 septembre 1945 dans une superbe robe de soie blanche taillée dans un des parachutes du "MOSQUITO".

 

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Fragment d'hélice découvert à Saint-Rémy en 1944, aucune indication sur l'origine mais je suppose de par l'apparence de sa couleur " jaune et noir "couleur attribué aux avions Alliées" qu'il doit peut-être appartenir au Mosquito tombé dans la plaine de Saint-Rémy.

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On aperçoit sur cette photo prise à Elvington en 2011 un Mosquito en cours de restauration, la couleur des hélices des moteurs de couleur "noir et jaune" identique au fragment découvert à Saint-Rémy en 1944

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(collection: Arlette Bouteiller)

La maison de monsieur Bouteiller Lucien où était héberger Jean Heux "alias Armand" avant son départ vers "Résistance Vimeu" chez André Gaillard "alias Léon"

 

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Micheline Boé, Jean Heux, Georgette Saintyves.

(collection: Arlette Bouteiller)

3ème Compagnie du Vimeu (Somme)

Date de création du groupe:

fin juillet 1942

Effectifs à la création:

1 officier,1 sous-officier,7 hommes.

Effectifs à la libération:

7 officiers, 22 sous-officiers, 160 hommes.

Pertes:

Fusillés; 2 - tués: 6 - déportés: 15

dont 10 morts dans les camps.

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HEUX Jean

Né le 16 novembre 1925

Matricule 78.544 - BUCHENWALD

Nom de Guerre "ARMAND"

Matricule 14-63

3ème Compagnie du Vimeu (Somme)

- Je suis entré dans la résistance le 8 novembre 1943 à St Blimond dans la Somme. Après avoir porté aide et assistance à 2 aviateurs Anglais en janvier 1944 et tenté une récupération d'armes (blessé à la cuisse lors de cette tentative) opérations de sabotage, déraillements dont un dans un tunnel à Flamechont où j'ai failli me faire écraser cette nuit là, n'ayant pas entendu arriver le train (sur la ligne Amiens-Rouen).

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(collection: Mme Lucienne Forestier-Gaillard)

Les trois premiers résistants envoyés par René CHAPELLE (celui-ci, durant la guerre d'Espagne, appartenait aux Brigades Internationales. Responsable interdépartemental des Francs Tireurs et Partisans)

De gauche à droite:

Roger BRUMARD (de Baromesnil alias Roland) Maurice BOIGNARD (alias André) Gabriel TELLIER (alias Bernard chef de la résistance du secteur)

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"Résistance VIMEU"

De gauche à droite:

Gabriel TELLIER "alias Bernard"  ??, ??,

Roger BRUMARD "alias Roland", Madame Fernande CAUDRON, Maurice BOIGNARD "alias André".

(collection: Madame Lucienne FORESTIER GAILLARD)

- Ensuite récupération de matériel divers à l'armée allemande et surtout participation à la libération de la prison d'Abbeville le 22 juin 1944 par un commando de 11 résistants, ce qui sauva la vie à plusieurs camarades et chefs de notre groupe, car ils étaient condamnés à être fusillés ou déportés.

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(source: Résistance Vimeu 1942-1944)

- Fin juin 1944 je me suis retrouvé dans un petit village à Guibermesnil dans la Somme. J'ai été mis en contact avec Mr LENNE instituteur à Bézancourt, village voisin. Des résistants avaient déjà creusé une galerie dans une colline pour accéder à une carrière souterraine afin d'y fonder un maquis. L'accés se faisait par une trappe cachée par des ronces et de la verdure. On s'éclairait là-dessous avec des lampes pigeons (pétrole), on n'y installait des sortes de lits en grillage à poules pour être isolés du sol.

- Entre temps, je vivais et travaillais dans une ferme chez Mr et Mme CARON, uniquement en échange de nourriture, je n'avais pourtant pas d'argent mais, entre la ferme, le maquis et les actions, j'étais heureux, j'avais un idéal.

- Le 14 Juillet 1944, j'ai eu ordre, avec 4 camarades d'aller saboter des lignes téléphoniques d'un terrain d'aviation près de Poix.

Arrivés à l'endroit prévu en pleine nature, je suis monté le premier au poteau en bois à mains nues mais impossible d'aller jusqu'en haut. Les 4 camarades ont essayé mais en vain. J'ai essayé une nouvelle fois avec volonté, j'ai grimpé de toutes mes forces. J'y suis parvenu et j'ai coupé les fils, il y en avait une trentaine, j'ai été obligé de couper de chaque côté. En redescendant j'ai eu très mal au ventre d'être resté agrippé à ce poteau sans grappins.

- Le samedi 29 Juillet 1944, Henri GUILLOU et moi avons reçu l'ordre d'aller chercher une valise d'armes et poste émetteur à Avelesges, avec nos vélos, à travers champs et ensuite le village. Hélas, au retour, à l'orée d'un bois, dans un virage: nez à nez avec une patrouille de 6 soldats de la Luftwaffe.

" Halte ! papiers ! qu'avez vous dans les valises ?" réponse: ravitaillement, pommes de terre, oeufs.

"Ouvrez les valises ! Haut les mains terroristes".

Les mains en l'air 3 km jusqu'à Belloy-St Léonard, ensuite les mains derrière le dos, ligotage avec des cordelettes, interrogatoire à coups de bâton dans une porcherie. J'avais les mains ensanglantées, le copain était méconnaissable.

- Le lendemain Dimanche on nous a emmené à la citadelle d'Amiens, 8 jours, j'ai entendu là, des gars chanter la Marseillaise avant d'être fusillés.

- Ensuite Compiègne jusqu'au 17 Août 1944 date de mon départ pour Buchenwald.

- Je suis parti de Compiègne le soir du 17 Août 44, en camion vers la forêt où nous avons embarqué dans des wagons à bestiaux, nous sommes partis tard dans la nuit. J'étais près de la porte et j'avais un peu d'air.

 - Dans la nuit le train s'est arrêté:

des coups de feu, des cris, quelques instants après le train repartait. Au petit matin nouvel arrêt peut-être vers St Dizier, on ouvre la porte et 5 hommes doivent descendre, face à la porte, on se disait: ce doit être pour une corvée d'eau. Nous avons entendu 5 coups de révolver et les gars ne sont jamais revenus. Fusillés pour l'exemple, il y avait eu une évasion dans le wagon après le notre. Ce jour là je l'ai échappé belle, étant juste à côté de la porte.

- Le convoi est reparti. En cours de route beaucoup d'arrêts sous le soleil dans des gares entre trains de carburant et munitions. On ne crânait pas, nous avons eu une fois une petite soupe par la croix rouge.

- En passant à Veimar certains parlaient de la République de Veimar pour nous réconforter.

- Enfin l'arrivée à Buchenwald, nous avons de l'eau, rasage, désinfection et en quarantaine dans le petit camp où il n'y avait pas d'eau et déjà la dysenterie que j'ai attrapé, je dormais dans le bâtiment des latrines afin d'être au plus près.

- En Octobre 1944, je suis parti dans un convoi pour Iena, travailler dans une usine de réparation de wagons, 12 heures par jour, une semaine de jour, une semaine de nuit. Je devais entretenir les boîtiers des roues. En deux fois j'y ai introduit du sable, mais je prenais là un gros risque (car sabotage).

- Des nuits sans dormir avec, en plus les bombardements. Au cours d'une alerte de nuit 2 polonais se sont évadés et ont été repris et pendus sur la place d'appel, en face de nous, avec obligation de les regarder en passant.

- Malgré tout, les soldats qui nous gardaient n'étaient pas trop brutaux, ils étaient des anciens de la guerre 14/18 et de la Luftwaffe.

- Nous avons quitté Iena en Avril 45 en pleine nuit vers Leipzig, un bombardement a eu lieu, le wagon bougeait, les sentinelles se disputaient pour ouvrir la porte. Enfin le convoi est reparti pour Colditz. Nous sommes restés là 8 jours et ensuite départ à pied vers l'Est. Nous avons dormi sur le sol dans un pré le 1er jour, nous étions blancs de gelée au matin. On s'est procuré des sacs de ciment vides, en papier, afin de se couvrir les jours suivants.

- Au fur et à mesure des jours nous n'avions plus rien à manger. Nous avons donc mangé des limaces, des pissenlits, de l'oseille sauvage, des feuilles de colza, de la luzerne et même des épluchures de rutabaga cru, le ventre m'a fait souffrir toute la nuit, je me tordais par terre, la sentinelle ne savait que faire.

- Nous étions dans une grange cette nuit là. Le lendemain en cours de route ceux qui ne pouvaient pas suivre étaient abattus d'une balle dans la tête.

- Enfin nous sommes arrivés à Leitmeritz, en traversant la ville les gens nous crachaient au visage, les enfants nous jetaient des cailloux, nous étions à bout de forces.

- Deux jours plus tard nous étions au travail pour la construction de l'usine souterraine Richard, cela jusqu'au 7 mai 1945.

- Le 8 mai 1945 pas d'appel le matin mais un rassemblement vers 11 heures. On nous dit que la guerre est finie, que nous allons rentrer chez nous, mais nous n'avons pas été libérés tout de suite mais le 9 mai 1945 dans l'après-midi.

- A pied, nous sommes allés vers Térésin dans une caserne transformée en hôpital. Entre-temps nous avons dormi dans une baraque en bois où il y avait le typhus, des mourants et des cadavres partout.

- Deux jours après j'étais le long de la route sur le bord d'un fossé, complètement désespéré, un paysan m'a aidé dans ma détresse.

- On nous a rasé, désinfecté, on a brûlé nos vêtements tant nous avions des poux. Un déporté belge est mort quasiment dans mes bras, je n'ai jamais connu son nom.

- Enfin des camions américains sont venus nous chercher le 1er juin 1945 et nous ont emmenés à Pilsen dans des baraquements sanitaires. Quelques soins et le lundi 4 juin 45 un avion américain nous a emmené à Bron puis ensuite à l'hopital de la Croix Rousse à Lyon.

- Lorsque mon père est venu me voir 2 jours plus tard, il ne m'a pas reconnu, il a eu un malaise, on a dû lui faire une piqûre pour le ranimer. J'étais tuberculeux, on m'a fait un pneumothorax et fin septembre 45 je suis allé en sanatorium à St Hilaire du Touvet jusqu'en Février 1946, date de mon retour dans mon village en Normandie, mon état s'étant stabilisé.

- Henri GUILLOU qui fut arrêté avec moi le 29 Juillet 1944, n'est jamais revenu.

- A Escarbotin: j'ai récupéré en mars 44

2 vélos d'officier Allemand face à une gendarmerie.

1 vélo d'officier Allemand dans le jardin d'une cartomancienne.

- A Iena: le jour de Noel 44

J'ai décharger du charbon d'un wagon, nous devions avoir double ration de soupe et en fait nous avons eu 1 ration avec peine.

- A Quibermesnil en juillet 44

J'ai vu tomber d'un avion une mitrailleuse dans un petit bois, nous sommes allés la chercher vers le soir elle n'était pas abîmée amortie par les feuilles et le sol nous l'avons transporté avec une brouette a notre cache mais il n'y avait pas de balles.

Jean HEUX

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Maison de Monsieur CARPENTIER ou habitait Roger BRUMARD "alias Roland".

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Le retour à Baromesnil de Roger BRUMARD et Jean HEUX en 1945.

Photo prise devant le garage.

De gauche à droite:

??, ??, ??, ??, ??, ??, ??, Roger BRUMARD "alias Roland" Lucienne GAILLARD "agent de liaison".

??, ??, Jean HEUX "alias Armand".

(collection: Lucienne FORESTIER GAILLARD)

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(source: Le Courrier Picard du Dimanche 20 juin 2004)

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(source: Le Courrier Picard du Lundi 21 juin 2004)

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Monsieur Jean HEUX porte-drapeau au centre avec son chapeau.

La visite en 04/06/1985 de monsieur Jean HEUX déporté au sinistre camp de concentration de Buchenwald.

 

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J'étais au bout du chemin vers le bois photo prise le 04/06/1985.

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Place d'appel, j'étais à l'endroit des arbres en août 1944, Buchenwald.

 

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Place d'appel et vue sur le crématoire.

 

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Depuis le lieu où j'étais en août 1944, vue sur le crématoire et l'entrée du camp à droite.

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Entrée du camp, la pendule marque l'heure de la libération le 11 avril 1945. 

(collection: Jean HEUX)

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En hommage à André-Charles et Françoise GAILLARD.

25 mai 2011

Frederick GAZE ATTERRISSAGE FORCE LE 4 Septembre 1943 à BAROMESNIL

ATTERRISSAGE FORCE D'UN PILOTE AUSTRALIEN

FREDERICK GAZE

BAROMESNIL

LE 4 SEPTEMBRE 1943

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Frederick Gaze

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Son Spitfire à atterri sur le ventre le long des sapins.

 

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Frederick Gaze

Il réussi à s'échapper de son avion, à proximité du crash où se trouve la maison de madame Mickulec qui le recueille et lui procure des vêtements civils de son mari, planquer dans le grenier, il sera ensuite pris en charge par le résistant Monsieur Jacmard horloger à Criel,(réseau d'évasion), pour le faire rapatrier en Angleterre.

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Mr JACMARD horloger à Criel "un père tranquille" fut, en 1950 cité à l'ordre de la Division: "Ce fondateur du groupe "Normandia" créa six groupes de combat à Criel et environs... a récupéré en 1943 des grenades allemandes dans un poste de garde... a repéré les plans des fortifications de la côte du Tréport à Dieppe, ainsi que l'emplacement de la rampe de lancement du V1 du domaine de Fréval, près de Cropus etc... Croix de Guerre avec étoile d'argent, médaille de la Résistance - Croix d'or du clandestin.

(source: Jean-Luc DRON - Inf. Dieppoises du 21/1/50)

 

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Frederick GAZE chef d'escadrille du 66 Squadron.

http://www.tonygaze.com/

(source: Laurent VITON)

 

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Oberleutnant Gerhart Vogt 6/JG26 Staffel

Le pilote allemand qui a abattu Frédérick GAZE à Baromesnil

http://www.luftwaffe.cz/vogt.html

 

 

 

22 janvier 2011

BAROMESNIL SOUS LA NEIGE

BAROMESNIL SOUS LA NEIGE

LE 17 DECEMBRE 2010

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(collection: DUCAPHIL)

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Notre facteur Alain HOULE"Attention ça glisse"

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BAROMESNIL SOUS LA NEIGE

LE 20 DECEMBRE 2010

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Monsieur COPIN en plein travail.

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Etocquigny sous la neige.

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Route de St Rémy-Boscrocourt.

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(collection: DUCAPHIL)

14 mai 2010

COMMEMORATION DU 8 MAI

COMMEMORATION DU 8 MAI 2010

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(collection: Antoine SAVIGNY)

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(collection: DUCAPHIL)

A NOS VICTIMES DE LA

GUERRE 1939-1940

MOUTON Narcisse - 1940

De BEAULIEU Noel - 1940

TROPHARDY Henri - 1942

LEDOUX Bernard - 1944

CLEMENT Roger - /D 1948

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Dépôt de gerbe au monument aux morts

Mr Daniel CARPENTIER Président des Anciens combattants, Mr Jean-Pierre RADE Maire de la commune, porte-drapeau Daniel LELONG, Mr Michel FOURNOT, Mme FOURNOT.

(collection: Antoine SAVIGNY)

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Remise du dipome d'honneur aux combattants de l'Armée Française a Monsieur Charles BRUMARD.

Mr Jean-Pierre RADE Maire de la commune, Mr Daniel CARPENTIER Président des Anciens Combattants, Mr Charles BRUMARD.

(collection: Antoine SAVIGNY)

9 mars 2010

L'AGRICULTURE EN 2010

BAROMESNIL

L'AGRICULTURE EN 2010

G.A.E.C. DE LA CHAPELLE

BELLENGREVILLE Christian 

BELLENGREVILLE Richard

Des semis à la Moisson.

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Baromesnil, 9 mars 2010.

(collection: DUCAPHIL)

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Richard BELLENGREVILLE, 9 mars 2010.

(collection: DUCAPHIL)

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Baromesnil, 9 mars 2010.

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Baromesnil, 9 mars 2010.

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Baromesnil, 9 mars 2010.

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Baromesnil.

Christian BELLENGREVILLE, 9 mars 2010.

(collection: DUCAPHIL)

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Baromesnil, 9 mars 2010.

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Baromesnil, 9 mars 2010.

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Baromesnil, 9 mars 2010.

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Baromesnil, 9 mars 2010.

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Baromesnil, 9 mars 2010.

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Baromesnil, 9 mars 2010.

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Baromesnil, 9 mars 2010.

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Baromesnil, 9 mars 2010.

(collection: DUCAPHIL)

 

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Baromesnil, 9 mars 2010.

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Baromesnil, 9 mars 2010.

(collection: DUCAPHIL)

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Baromesnil, 9 mars 2010.

(collection: DUCAPHIL)

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Baromesnil, 9 mars 2010.

(collection: DUCAPHIL)

29 janvier 2010

BAROMESNIL - BIBLIOGRAPHIES

BAROMESNIL

BIBLIOGRAPHIES

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LES

DERNIERES HEURES

D'UNE MONARCHIE

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LE GENERAL  ESTANCELIN

A PORT-CROS

1872-1873

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BAROMESNIL 1921

Le temps retrouvé

Jean-Pierre Loisel. 

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7 juillet 2024

CEREMONIE EN MEMOIRE DES AVIATEURS DU LANCASTER LM522 ABATTU LE 8 JUILLET 1944

ENVERMEU

 

SUPERBE CEREMONIE

 

D'ALEXIS BRUMENT

 

EN MEMOIRE DES AVIATEURS

 

DU LANCASTER LM522

 

ABATTU LE 8 JUILLET 1944

 

Voici quelques photos de la cérémonie.

 

Le lieu du crash du Lancaster.

 

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Saint -Nicolas-d'Aliermont

 

 

 

 

 

 

Les familles anglaises.

 

Alexis BRUMENT.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ENVERMEU.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13 janvier 2018

31 Août 1943 CRASH DU B17 DE LA PLAINE DE BRUNVILLE

HELL'S  ANGELS

Les anges de la mort

BOMBARDIER B17

du 303e Groupe de Bombardement.

Comment le Lt Walter Hargrove (USAAF) fut sauvé par la Résistance.

HAB cover English 300 dpi

Bientôt une nouvelle version anglaise du crash du B17 "Augerhead"de la plaine de Brunville, avec de nouveaux documents qui situe exactement le lieu de l'accident.

 

Hell's Angels Bombardier: How French Patriots Saved Lt. Walter Hargrove

Hell's Angels Bombardier is a true personal narrative of B-17 bombardier, Lt. Walter Hargrove. After flying 13 missions with the elite 303rd Bomber Group, including eight on the famous bomber, Hell's Angels, his crew was shot down over France on August 31, 1943, ten months before the D-Day invasi...

https://www.amazon.com

 

HAB cover French final 20180112

Peut-être un jour une version française.

 

13 juillet 2020

BAROMESNIL GAEC de la Chapelle

 

BAROMESNIL ET SES AGRICULTEURS - BAROMESNIL

BAROMESNIL ET SES AGRICULTEURS Travaux des champs à Baromesnil en 1908. (collection: René DEHEDIN) La moisson à Baromesnil en 1908,...

http://baromesnil.canalblog.com

 

BAROMESNIL 13/07/2020

GAEC de la Chapelle

Famille BELLENGREVILLE

Terres de Baromesnil.

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(collection: Ducastelle Philippe)

6 novembre 2018

COMMEMORATION DE LA FIN DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE 14/18 AVEC LES ELEVES DU MESNIL-REAUME

Exposition commémorant la fin de la première 

Guerre Mondiale - 14/18

avec les élèves du Mesnil-Réaume

du lundi 5 novembre 2018

au vendredi 9 novembre 2018

dans la salle des écoles.

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 Déroulement de la semaine du centenaire

de la 1ère guerre mondiale.

A l'école.

Semaine du 15 au 19 octobre (avant les vacances de la Toussaint) et semaine du 5 au 9 novembre (après les vacances): réalisation d'affiches par les élèves par binôme ou trinômes sur les thèmes suivants:

- Les conditions de vie quotidienne à l'époque

- La vie dans les tranchées

- Le rôle des femmes

- Les différents uniformes

- Les armes

- Les moyens de transport

- Les différents régiments

- Le rôle des animaux

- Les moyens de communication

- Les blessés et le service de santé

- Les grands évènements, les grandes dates.

Lundi 5 novembre: 9h00 installations de l'exposition avec les objets de Mme ROUJOU et M. ducastelle et découvertes par les élèves.

Mardi 6 novembre: réalisation d'un questionnaire portant sur l'exposition par les enfants.

Jeudi 8 novembre: travail autour du monument aux morts de Mesnil-Réaume et préparation de la commémoration.

16h40-18h00 : ouverture de l'exposition aux familles et à la population.

Vendredi 9 novembre: les enfants présentent leurs recherches aux autres élèves.

15h45: Conférence de Mme ROUJOU, témoignage sur la vie de son grand-père poilu et M. DUCASTELLE autour des appareils photos de l'époque. Ouverture de la conférence aux anciens combattants du village.

Dimanche 11 novembre: Lecture de la vie des poilus de Mesnil-Réaume par les élèves présents à la cérémonie.

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Recherche effectuée par Dominique ROUJOU sur les Anciens Combattants de 14/18 du Mesnil-Réaume. 

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Un grand bravo à Madame Gignon la directrice de l'école et aux élèves pour la réalisation des panneaux sur 14/18

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Le jeudi 8 novembre, les élèves se sont rendus au cimetière de Mesnil-Réaume pour voir par eux-mêmes le nom des poilus inscrits sur le monument aux morts et pour lesquels Mme Roujou a effectué des recherches.

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Les enfants en ont profité pour chanter la Marseillaise et faire une sorte de répétition pour la commémoration.

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De retour à l'école, ils se sont à nouveau replongés dans les cartes postales et les films prêtés par Mr Ducastelle afin de réaliser un questionnaire.

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Pour acueillir les anciens combattants, avec à leur tête les porte-drapeaux de 3 communes (Baromesnil, Monchy-sur-Eu, et Le Mesnil-Réaume), les ont créé une haie d'honneur et ont entonné la Marseillaise.

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 Les enfants ont suivi avec attention le témoignage de Mme Roujou sur la vie de son grand-père, poilu.

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L'intervention de Mr Ducastelle était très attendue par les élèves qui s'étaient émerveillés toute la semaine devant les appareils photos de l'époque.

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Les élèves avaient quelques questions à poser aux anciens combattants.

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Dimanche 11 novembre 2018.

Dépôt de gerbe au Monument aux Morts.

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Le jour du 11 novembre c'est un groupe d'élèves plus nombreux qu'à l'accoutumée qui s'est empressé de venir saluer la mémoire des poilus, accompagnés de leurs familles.

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Dépôt de gerbe. 

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La minute de silence en souvenir des morts de 14/18 du village.

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Après une dernière mise au point sur ce que chacun avait à dire... et le discours de Mr le Maire et de Mr le Président des ACPG-CATM.

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Quelques enfants se sont investis dans la lecture des moments clés de la vie de chacun des poilus. Leur métier, leur lieu de naissance, les combats auxquels ils ont participé... textes qui avaient été élaboré grâce aux recherches de Mme Roujou.

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Aubé Gustave Camille Alphonse.

Il est né à Baromesnil le 18 février 1896.

Il a vécu à Mesnil-Réaume et était le fils de Céline Aubé et de père inconnu.

Célibataire, il était domestique.

Il a été incorporé le 10 août 1916 et est décédé le 29 novembre 1917, suite à des blessures de guerre, dans la Meuse, en repoussant l'ennemi.

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DAVID Léonide Oscar.

Il est né à Mesnil-Réaume le 1er décembre 1890.

Il a vécu à Dieppe et Saint-Pierre-en-Val au Fresnes.

Fils d'Arthur Journalier de Guerville et de Dehédin Marie, il était célibataire et domestique de métier.

Il fut mobilisé le 3 août 1914 et partit aux armées le 5 août 1914.

Il est décédé le 3 juillet 1917 à Poissy Ailles dans l'Aisne après avoir été blessé le 3 juin 1915.

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 NOEL Emile Alfred.

Il est né à Mesnil-Réaume le 20 septembre 1879.

Il a vécu à Mesnil-Réaume.

Fils d'Alfred Désiré et Aimée Céleste Aglaé Bouteleux, il s'est marié avec Olga Dollers en 1911 à Mesnil-Réaume et a eu une fille, Paulette.

Il fut mobilisé le 19 mars 1915.

Il participa à la campagne contre l'Allemagne du 19 mars 1915 au 10 février 1916.

Il est décédé le 12 janvier 1918 à Sotteville-les-Rouen.

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CARLUS Marcel Raymond.

Il est né à Millebosc le 25 mai 1889.

Il a vécu à Mesnil-Réaume et à Amiens.

Fils d'Emile Alexandre et Hubert Euloge Eugénie qui étaient cultivateurs à Mesnil-Réaume.

Il était célibataire et son métier était garçon-épicier.

Il a été mobilisé le 2 août 1914 et participa à la campagne contre l'Allemagne jusqu'au 13 août 1916 où il est décédé.

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POYEN Edmond Théodule.

Il est né le 27 juillet 1892 à Mesnil-Réaume.

Il est le fils de Raymond Sénateur et Sellier Adèle Zulma, cultivateurs à Mesnil-Réaume.

Il a vécu à Mesnil-Réaume, comme domestique.

Il fut mobilisé le 3 août 1914 et décédé le 16 septembre 1914 dans la Marne à Loivre.

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POYEN Raymond Emile.

Il est né à Mesnil-Réaume le 9 mai 1895, il est le frère cadet d'Edmond Poyen.

Il fut cultivateur comme ses parents.

Il fut incorporé le 18 décembre 1914 et est décédé le 1er juin 1916 à Souville dans la Meuse à côté de Verdun.

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 BIENAIME Louis Benoni François.

Il est né à Villy-le-Bas le 28 février 1884.

Il est le fils de Louis Benoni et Rose Marie Rosine, cultivateurs à Villy-le-Bas. Il s'est marié le 19 août 1910 à Mesnil-Réaume, avec Aglaé Marie Joséphine Conseil et a eu une fille le 19 février 1911.

Il s'est installé à Mesnil-Réaume à partir du 24 mars 1911, il était alors domestique.

Il fut mobilisé le 4 août 1914 et est décédé le 21 septembre 1915 à Frévin Capelle dans le Pas-de-Calais suite à ses blessures.

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LABOULAIS Fernand Georges Charles.

Il est né à Beaumont-le-Roger dans l'Eure le 26 avril 1897.

Il a vécu à Mers-les-Bains et à Mesnil-Réaume.

Il était le fils de charles François, gendarme à Mers-les-Bains et Parment Marie Cécile Charlotte.

Il fut clerc de notaire à Eu.

Engagé volontaire le 6 avril 1915, il faisait partie du 116ème régiment d'Artillerie Lourde.

Il est mort le 30 mars 1919 alors qu'il se rendait en Allemagne "faire de l'occupation". Il tomba malade à Doullens, d'une grippe infectieuse puis d'une grippe espagnole qui aggrava son état.

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Les familles présentes, les élus, les anciens combattants ont beaucoup apprécié les lectures des enfants.

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 La commémoration s'est poursuivie devant la stèle de René Delcourt, instituteur de Mesnil-Réaume, fusillé par les allemands.

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Et enfin sur la dernière stèle en hommage aux anciens combattants d'Afrique du Nord, dont font partie la plupart de nos anciens combattants du village, les enfants ont déposé là aussi une gerbe et ont observé une minute de silence.

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(Collection photos: L'école de Mesnil-Réaume)

 

21 février 2016

HOMMAGE A UN HEROS MECONNU DE LA RESISTANCE NORMANDE MARCEL LEGARDIEN

NOM DE GUERRE

ANGE GARDIEN

Marcel Legardien "Alias ANGE GARDIEN"

Je découvre avec plaisir les formidables récits rendant hommage à deux héros méconnu de Haute-Normandie, madame Suzanne LEGARDIEN et monsieur Marcel LEGARDIEN grâce à monsieur Jean-Claude Méresse et les petits poulbots du 11ème et 18ème de Paris, je retrouve le parcours passionnant de Marcel LEGARDIEN " Alias ANGE GARDIEN".

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Merci monsieur Méresse pour ce superbe hommage.

31 octobre 2015

EXPOSITION A SAINT-PIERRE-EN-VAL DU 7 AU 15 NOVEMBRE 2015 Mémoire d'un petit village français.

SAINT-PIERRE-EN-VAL

Mémoire d'un petit village français

de

1939 à 1945

EXPOSITION ORGANISEE

PAR LA BIBLIOTHEQUE

Salle de la mairie

Du 7 au 15 novembre 2015

de 15h à 18h30 - Entrée libre.

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Préparation de l'exposition.

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Christian DUMONT, Arlette BOUTEILLER, Philippe DUCASTELLE.

(collection: Ducastelle Philippe)

Samedi 7/11/2015.

Une belle exposition sur le devoir de mémoire des résistants de notre région, les prisonniers et les habitants de St Pierre-en-Val et des environs, ainsi que les aviateurs anglais, américains et Polonais qui ont donné leur vie pour notre liberté.

 

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L'école de la place réquisitionnée pour le logement des soldats et le magasin de ravitaillement.

L'école réquisitionnée, transformée en hôpital.

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Opération JUBILEE DIEPPE 19 AOÛT 1942.

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La Résistance.

Jean MOULIN

Jean Heux alias (Armand) résistant de Baromesnil

Edouard Brunet responsable local du réseau Alliance et chef d'un groupe FFI sur le secteur Eu-Le Tréport.

L'Appel du 18 Juin.

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Spitfire polonais du fresne, le Wellington de Baromesnil, et le B17 de la Plaine de Brunville.

 

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Fragments du Spitfire polonais du Fresne. Douilles de 20m/m RH 1942. Douilles perforantes RG 1942 WI. Douilles incendiaires K5 1942 - B WII Z.

 

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Fragments du Wellington Mk III DF614 de Baromesnil découvert en 2011 et 2013.

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B17 de la Plaine de Brunville.

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B17 de la Plaine de Brunville.

 

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Fragments du B17 de la Plaine de Brunville et trois petites poulies en bakélites. Douilles de 20 m/m S/L43-D M 42.

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Plan de l'hôpital Allemand.

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L'affiche rouge du réseau Manouchian du groupe (FTP-MOI) "Francs-tireurs et partisants-main-d'Oeuvre immigrée". Le réseau Manouchian tient son nom de son dirigeant: Missak Manouchian.

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La BBC et les français de Londres Pierre DAC.

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(collection: Ducastelle Philippe)

11 octobre 2014

LA RECOLTE DE CHICOREE EXPLOITATION AGRICOLE PHILIPPE LEDOUX JEUDI 10/10/2014.

BAROMESNIL

Jeudi 10 octobre 2014

L'arrachage de la chicorée

Exploitation Agricole

Philippe LEDOUX

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La chicorée: une culture historique.

Consommée en Europe à partir du 17e siècle, elle s'est en partie substituée au café au 19e siècle... Et cet usage court toujours.

L'histoire de la chicorée éveille un écho particulier en France.En effet, au 19e siècle, Napoléon, pour faire face à une crise agricole, impose des mesures protectionnistes et stoppe les importations. Le pays se trouve donc forcé de se passer du café. Pour remplacer ce produit très apprécié, la culture de la chicorée se développe dans le nord de la France à la fin du 19e siècle. Malheureusement, le produit final est plutôt du genre amer!

Cette plante aux vertus multiples était déjà connue 4000 ans avant Jésus-Christ: les Égyptiens la cultivaient pour ses vertus digestives. Et ils avaient raison: la chicorée contient beaucoup d'inuline (de 15 à 20% crue), une fibre qui favorise la digestion et contribue à l'équilibre des bonnes bactéries qui vivent en harmonie dans notre intestin.

(Source: Des Racines et des Hommes, Philippe Cadet et Christian Lefebvre, Presse flamande, octobre 2010.)

 

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(collection: Ducastelle Philippe)

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